Expositions

Vernissage „Plume de fiel“ 10/6/2022

Mil Lorang Antijudaismus Die Shoah kam nicht aus dem Nichts

Mil LorangAntijudaïsme FR La Shoah n’est pas sortie de nulle part


Mesdame, Messieurs, chers amis,

Monsieur Mil Lorang président de Memoshoah, dans l’impossibilité d’être présent ici ce soir, ce dont il vous prie de l’excuser, m’a demandé de le représenter et de vous adresser quelques mots au nom de toute l’équipe Memoshoah.

Et pour commencer, permettez que je m’adresse à celui qui porte une lourde responsabilité dans notre rencontre de ce soir.

Cher Monsieur Langerman,

C’est non seulement un honneur, mais également un plaisir de vous accueillir dans cet endroit privilégié où sa directrice, Madame Ainhoa Achutegui donne généreusement l’hospitalité à toutes les bonnes causes défendues par Memoshoah.

Monsieur Langerman, cette extraordinaire récolte d’objets et de documents que vous avez réalisée dans le cours de votre vie est un fabuleux témoignage sur ce qu’a été durant 20 siècles l’hideuse iconographie, vecteur et moteur de l’antisémitisme, la haine du juif, motivée par la judéophobie, la peur du juif.    

   Les images et les textes qui seront commentés lors de la visite qui suivra doivent amener à une profonde réflexion.

   En premier lieu, j’évoquerai la pérennité de ce phénomène sociologique ancestral axé hier comme aujourd’hui sur des clichés sans fondements véritables et qui s’est enrichi au cours des temps de nouveaux griefs sans oublier les anciens.

En 1347, il fallut bien trouver des responsables à l’épidémie de peste qui se répandait à travers l’Europe. La vindicte populaire attisée par le bas-clergé dénonça bien vite les juifs que l’on avait évidemment vus, empoisonnant les puits.

En 2021, 674 ans plus tard, incalculables sont les messages circulant sur internet, accusant le complot juif international de propager non plus la peste, mais le coronavirus.

Ce complot juif international préparé par les juifs de Tolède en 1348 pour détruire la chrétienté avec la complicité des lépreux et que l’on retrouve 555 ans plus tard en 1903 sous la forme du Protocole des Sages de Sion mijoté par la police du Tsar, un délire antisémite qui, en 2022, continue à faire des ravages au Moyen-Orient, mais pas seulement.

   En second lieu, si vous le permettez, Monsieur Langerman, je crois savoir que nous appartenons tous deux à une même génération qui a traversé une période douloureuse, mais qui bénéficie également d’un privilège : celui d‘avoir connu en moins d’un siècle le plus incroyable bouleversement technologique et social que n’en avaient connus tous les siècles précédents. Bouleversement technologique qui est hélas aujourd’hui une arme efficace entre les mains des négationnistes et révisionistes de tout poil

   Si les motivations demeurent, les méthodes de travail ont changé. L’efficacité prévaut. Goebbels, maître à penser dans le domaine de la propagande antijuive, avait encore recours dans le Stürmer à des caricatures où à des photos truquées que l’on retrouvait dans le « Untermensch » allégrement répandu dans les pays conquis pour montrer à quel point juifs et bolcheviques étaient dégénérés.

  Mais les traditions se perdent et il fallait bien un jour passer de l’artisanat à quelque chose de plus sérieux.

   Combien de temps fallait-il, Monsieur Langerman, pour sculpter une statuette, un pommeau de canne ou tout autre objet montrant dans votre collection la face hideuse d’un juif fantasmé ? Combien de temps a-t-il fallu pour qu’émerge du ciseau d’un sculpteur, à la cathédrale de Strasbourg la statue de la synagogue vaincue, les yeux bandés et portant sa lance brisée face à l’église triomphante ?

  Aujourd’hui, plus de temps à perdre, les maitres à penser de l’ignominie sont les stakhanovistes de la haine en ligne : entre face-book, instagram, twitter et tik-tok, ils envoient, surtout vers les jeunes, confortablement abrités sous un lâche anonymat, un message antisémite toutes les 83 secondes.

   A vous tous dont la présence ici démontre l’intérêt pour cet infernal problème, je répète, je martèle mon credo :

Nos démocraties sont fragiles, tentantes sont les sirènes des extrêmismes qui prônent l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie, l’homophobie et toutes autres formes d’exclusion.

Notre mission, à Memoshoah , est  de combattre ces sirènes.

   Si Monsieur Langerman a consacré une partie de sa vie à ce travail de mémoire et de transmission, je voudrais remercier tous ceux qui ont mis ce travail en musique et grâce auxquels il nous est donné de découvrir ce soir l’exposition Plume de fiel, images de haine esquisse d’une exposition insolite.

 

REMERCIEMENTS

En premier lieu nos remerciements vont  – pour la partie luxembourgeoise – à Madame Ainhoa Achutegui, la directrice du Centre Culturel Neimenster et à son équipe sous la direction de Claudio Minelli, le couteau suisse de la maison,

A Madame Renée Wagener , historienne , pour ses recherches et son travail remarquables ayant abouti aux panneaux dédiés à l’antisémitisme au Luxembourg

Et à la Fondation du Judaisme luxembourgeois la fondation du Judaisme luxembourgeois

Pour nos partenaires belges et allemands bien représentés parmi nous ce soir et que nous saluons

Bien entendu à Monsieur Arthur Langerman, collectionneur et fondateur de ALAVA qui signifie Arthur Langerman Archiv für die Erforschung des visuellen Antisemitismus

 Monsieur Paul Nemitz Président de ALAVA

Monsieur Uffa Jensen, Directeur scientifique

Madame Angelika Königseder, coordinatrice de recherche et des projets

Monsieur Carl Eric Linsler, directeur scientifique de la collection

Monsier Philippe Pierret, commissaire de l’exposition

Monsieur Christian Israël pour la conception et le graphisme de l’exposition

Le Centre Communautaire Laic , initiateur de l’exposition Plumess de fiel et images de haine

  1. Pierre Maillard, documentariste

Messieurs Antoine Martin et Laurent Dené de Sancho et Cie

France Télévisions communications

 Monsieur Joseph Rouschop de Tarentula

Madame Claudia Douenias, Monsieur Bernard Dumonceaux , Monsieur Robert Israël de DPI (impression digitale)

Subebaja Transport à Bruxelles.

Portugal



Chronik einer Deportation VILLA PAULY 

Ausstellung über den ersten Deportationszug ins Ghetto von Litzmannstadt

 


Le ghetto de Litzmannstadt – aux portes de la mort

 


Exposition à la Villa Pauly du 12 octobre 2021 au 27 janvier 2022.

 


Das Ghetto von Litzmannstadt – an der Schwelle zum Tode

Ausstellung in der Villa Pauly vom 12.Oktober 2021 bis zum 27.Januar 2022.


 

De Film gëtt am Kader vum CinEast an enger Spezialvirstellung e Sonndeg, den 10.10. um 19h00 am Kinépolis gewisen, mat enger Diskussioun nom Film, un där och de Marian Turski (online) deelhëllt.

Umeldungen (1 oder 2 Persounen) w.e.g. via e-mail paul@ptd.lu (mir schécken dann de Leit eng Confirmatioun, mir hunn 150 Plazen zu eiser Dispositioun). 

De Film leeft dann och ab dem 3. November am normale Kinosprogramm un.

– THE LIVING WITNESSES démarre en salle le 3 novembre (Kinépolis et UTOPIA) -> Séance Spéciale au CinEast Film Festival le dimanche 10 octobre à 19h00, en présence des réalisateurs Karolina Markiewicz & Pascal Piron et de Marian Turski (en ligne après le film, Kinépolis 10)

https://www.ptd.lu/production/the-living-witnesses


Cérémonie de clôture de l’exposition

« Portugal-Luxembourg, pays d’espoir en temps de détresse »

le 13 septembre 2020


Catalogue

FlipBook

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MemoShoah – Exposition Portugal et Luxembourg, pays d’espoir en temps de détresse

Exposition illustrant des pans de l’histoire communs aux populations portugaises et luxembourgeoises : 4 questions à Jim Goerres, président de MemoShoah et Claude Marx, initiateur du projet 


VISITE VIRTUELLE | Portugal et Luxembourg – pays d’espoir en temps de détresse

VERNISSAGE & VISITE OFFICIELLE – Portugal et Luxembourg – pays d’espoir en temps de détresse

Portugal et Luxembourg : pays d’espoir en temps de détresse

Une visite guidée exceptionnelle a eu lieu dans la matinée du 14 février 2020 de l’exposition Portugal et Luxembourg – pays d’espoir en temps de détresse en présence de Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri et de trois survivant/e/s de la Shoah, qui se trouvaient à bord du convoi du 7 novembre 1940.

L’exposition est placée sous le Haut Patronage de LL.AA.RR. le Grand-Duc et la Grande-Duchesse ainsi que de S.E.M. le Président de la République portugaise.

A propos de l’exposition :

Le 10 mai 1940, l’invasion allemande jette hors de Luxembourg 45.000 personnes cherchant un salut qu’ils ne trouveront pas dans une France occupée par l’ennemi. Parmi ces errants, la famille grand-ducale, le gouvernement en exil et de nombreux réfugiés juifs trouveront un refuge salvateur dans un pays, le Portugal, lui-même soumis à un régime dictatorial. A partir des années 1960, le Luxembourg accueille à son tour des réfugiés portugais opposants au régime de Salazar ou fuyant la précarité; les liens historiques avec le Portugal se resserrent: deux terres d’accueil, deux terres d’espoir.

L’exposition a pu être réalisée grâce au concours financier notamment de l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte et de la Fondation Luxembourgeoise pour la Mémoire de la Shoah. Elle est ouverte au public tous les jours de 11h00 à 18h00 jusqu’au 10 mai 2020.

Lieu: Cloître Lucien Wercollier du Centre culturel de rencontre Abbaye de Neumünster, 28, rue Münster, Luxembourg-Grund

Organisateurs : MemoShoah Luxembourg asbl, Neimënster, Musée de Vilar Formoso

Exposition – Photos-Gallerie

„Luxembourg & Portugal – pays d’espoir en temps de détresse“

Pictures by Olivier BOUTON (c)

LW 22.02.2020

Portugal e Luxemburgo unidos por um fio de esperança entre guerras e ditaduras

Ana TOMÁS – De fevereiro a maio, a exposição ’Portugal e Luxemburgo – Países de Esperança em Tempos Difíceis’ mostra como milhares de pessoas procuraram estes destinos para fugir a guerras, perseguições e pobreza.

„Portugal et Luxembourg“ eng nei Ausstellung an der Abtei Neimënster

RTL | Update: 13.02.2020 17:19

Expositions „Aristides de Sousa Mendes“ et „Luxembourg & Portugal“

Exposition „Luxembourg & Portugal – pays d’espoir en temps de détresse“

Lorsque dans le petit matin blême d’une froide journée de novembre 1940 la brume commença à se lever au-dessus du train immobilisé depuis plus d’une semaine dans la gare de Vilar Formoso, lorsqu’aux fenêtres des wagons se montrèrent les visages fatigués des exilés séquestrés dans les compartiments, alors apparurent sur les quais, chargés de pain, de fruits, de soupe et de café, de simples citoyens venus montrer leur compassion à ces malheureux étrangers dont ils ne connaissaient que le malheur et l’extrême dénuement.

Cette compassion, cette solidarité figurent dans tous les récits recueillis auprès de ceux qui, par dizaines de milliers, fuyant l’implacable machine hystérique et meurtrière qui s’était mise en marche afin de détruire les hommes et leurs fragiles démocraties, avaient abouti au Portugal. Parlant de ces anonymes, de ces citoyens portugais subissant eux-mêmes le poids d’un régime politique autoritaire, l’écrivain Friedrich Torberg qu’une périlleuse trajectoire mena de Vienne à New-York en passant, lui aussi par l’incontournable gare de Vilar Formoso, citera « l’accueil extrêmement chaleureux que les réfugiés reçoivent, l’extraordinaire hospitalité et la grande sollicitude de la population anonyme… »

A l’origine de cette exposition, tenant compte d’une situation actuelle qui présente bien des similitudes avec celle précédant la seconde guerre mondiale, il semblait évident pour l’Association MemoShoah Luxembourg de mettre en exergue l’exemple des pays ayant accueilli leurs semblables étrangers en situation de profonde détresse, fuyant, soit la guerre, soit la misère, tel qu’en leur temps ce fut le cas pour le Portugal et pour Luxembourg.

Qu’il était important de rappeler à ceux qui l’ont oublié, ou d’apprendre à ceux qui l’ignorent, qu’a eu lieu une guerre terrible durant laquelle ont été bafouées toutes les valeurs démocratiques auxquelles nous sommes attachés, que ne pas satisfaire aux critères instaurés par le nazisme équivalait à ne plus avoir le droit de vivre.

Le fil rouge qui traverse cette fresque historique nous permet de découvrir que de certaines situations tragiques ont émergé de profondes raisons de croire en ce qui est bon en l’Homme, en sa commisération vis-à-vis de son prochain, en sa capacité de générer des héros qui, sans emphase et sans grandiloquence, ont risqué leur vie afin de sauver des inconnus, en ce qu’à la banalité du mal chère à Hanna Arendt, il est possible d’opposer la noble banalité du bien.

L’historienne Margarida Magalhães Ramalho et l’architecte Luisa Pacheco Marques qui ont créé le musée Vilar Formoso, Fronteira da Paz en collaboration avec la municipalité d’Almeida ont également constitué la cheville ouvrière du projet auquel a participé une équipe de MemoShoah Luxembourg. Mais cette exposition, qui se tient durant la présidence luxembourgeoise de l’IHRA n’aurait pas vu le jour sans l’aide du Centre Culturel de Rencontre «neimënster», le Musée de Vilar Formoso, l’œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte ainsi que la Fondation luxembourgeoise pour la Mémoire de la Shoah.

Merci à tous ceux qui se sont impliqués dans ce projet.

Claude Marx

Co-président MemoShoah

Quando, numa madrugada fria de novembro de 1940, a bruma se dissipava sobre um comboio parado há mais de uma semana na estação de Vilar Formoso e, enquanto às janelas das carruagens assomavam rostos fatigados dos exilados retidos, a população chegava à gare trazendo pão, fruta, sopa e café, mostrando a sua compaixão por aqueles estrangeiros desgraçados de quem só conheciam o infortúnio e a privação extrema.

Esta compaixão, esta solidariedade, estão presentes em inúmeros testemunhos recolhidos entre dezenas de milhares de refugiados, que fugindo da implacável e assassina máquina que visava destruir homens e as suas frágeis democracias, conseguiram chegar a Portugal. Referindo-se aos portugueses, eles próprios sob o jugo de um regime autoritário, escreveu Friedrich Torberg – um escritor que, na sua perigosa viagem entre Viena e Nova Iorque passou pela incontornável gare de Vilar Formoso

– «o acolhimento extramente caloroso que os refugiados receberam, a extraordinária hospitalidade e uma enorme solicitude por parte da população anónima…».

Na origem desta exposição, tendo em conta as semelhanças da atualidade com o período que antecedeu a II Guerra Mundial, esteve a vontade da Association MemoShoah Luxembourg de destacar o exemplo de países que souberam acolher os seus semelhantes estrangeiros em situação de profunda aflição, fugidos da guerra ou da miséria, como foi o caso de Portugal e do Luxemburgo. Porque é importante lembrar aos que já o esqueceram ou ensinar aos que ainda não o sabem que houve uma guerra terrível, durante a qual todos os valores democráticos, aos quais estamos ligados, foram desprezados e que perdiam o direito à vida aqueles que não aceitassem os critérios impostos pelos nazis.

O fio vermelho que atravessa este fresco histórico mostra-nos que, de circunstâncias trágicas, pode emergir o que de melhor há na Humanidade, na aceitação do outro, na capacidade de gerar heróis, que sem espalhafato arriscaram as suas vidas para salvar desconhecidos. Ao conceito, tão caro a Hanna Arendt, da banalidade do mal, pode contrapor-se a nobre banalidade do bem.

A historiadora Margarida Magalhães Ramalho e a arquiteta Luisa Pacheco Marques, que criaram o museu Vilar Formoso, Fronteira da Paz, foram as obreiras-chave deste projeto em parceria com uma equipa da MemoShoah Luxemburgo.

Mas esta exposição, que se realiza durante a presidência luxemburguesa do IHRA – International Holocaust Remembrance Alliance, não poderia ter existido sem a ajuda do Centre Culturel de Rencontre «neimënster», do Município de Almeida /Vilar Formoso, Fronteira da Paz, de l’OEuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte e da Fondation luxembourgeoise pour la Mémoire de la Shoah.

Obrigada a todos que trabalharam neste projeto.

Claude Marx

Copresidente da MemoShoah

 

„Exposition „Les enfants de Moissac“

 

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