Wanderausstellung

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Curia Luxembourg


Discours lors du vernissage à la Cour de Justice. Le Président Koen LENAERTS


Exposition itinérante – Infos et fiche technique

Between Shade and Darkness

Le sort des Juifs du Luxembourg de 1940 à 1945

Une exposition du Musée national de la Résistance Esch-sur-Alzette (MnR) et de MemoShoah asbl

Pour les communes et les associations

Esch-sur-Alzette, décembre  2019.

Madame, Monsieur,

MemoShoah et le Musée National de la Résistance vous remercient de l’intérêt que vous portez à l’exposition « Between Shade and Darkness » retraçant le sort des Juifs au Grand Duché de Luxembourg de 1940 à 1945.

Par la présente nous nous permettons de vous préciser sous quelles conditions l’exposition peut être organisée et mise à disposition des administrations communales ou associations.

Volume: L’exposition itinérante comprend 27 panneaux « roll-up » à la fois faciles à transporter et à monter ;  il importe de prévoir un espace d’au moins 40 m2 afin de garantir une certaine liberté de circulation pour le public.

Aspects didactiques: Du fait que les panneaux comportent de larges textes en français et allemand, l’exposition est facilement accessible à un public jeune et adulte. La totalité des documents et textes sont par ailleurs repris dans un catalogue comportant plus de 100 pages richement illustrées. Bien entendu, si vous le désirez, nous pourrons organiser une visite guidée pour l’ouverture/vernissage de l’exposition ou au courant de la période que vous la hébergerez.

Budget: L’exposition, qui appartient à MemoShoah asbl, est mise à disposition, pour une durée de 1 ou 2 semaines,  pour une contribution de 500€; inclus dans ce tarif il y aura 20 catalogues que le preneur est libre de céder gratuitement ou de vendre au prix officiel de 15€ aux visiteurs ou à son personnel. (Des catalogues supplémentaires pourront être commandés pour 10€ le catalogue). Les  500€ peuvent être virés au CCPL LU97 1111 7023 1737 0000. Pour une  prolongation éventuelle de l’exposition un arrangement spécifique pourra se faire.

Transport et montage: Le transport et le montage/démontage sont à assurer par les services communaux ; sauf accord contraire, les panneaux sont à enlever et ramener au Musée National de la Résistance (place de la résistance à Esch-sur-Alzette). Selon les assurances RC des communes (associations) une assurance temporaire ad hoc est possible. (Valeur par roll-up : 400€)

Documentation supplémentaire: MemoShoah et le MnR ont élaboré une documentation  supplémentaire qui aborde surtout les questions touchant la xénophobie et  l’antisémitisme. Cette documentation sera transmise gratuitement par courriel à la personne de contact de l’administration communale.

Visites guidées: MemoShoah et/ou le MnR peuvent proposer dans la mesure de leurs  disponibilités, des visites guidées pour groupes.

Conférences: Les autorités communales sont encouragées à prévoir, en complément à l’exposition, des conférences d’historiens, des projections de films ou des conférences-témoignages touchant le sujet. Sur demande nous pouvons transmettre des suggestions tout en laissant l’initiative aux organisateurs.

Coordination: Si, dans le contexte de la préparation de l’exposition, la personne de contact de la commune veut avoir un échange de vues avec un ou plusieurs responsables de MemoShoah et/ou du MnR, ceux-ci resteront  disponibles pour une entrevue.

Dans l’espoir d’une collaboration fructueuse contribuant aussi bien à la sauvegarde de la mémoire d’une période sombre de notre Histoire qu’à l’éducation à la citoyenneté, nous restons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire et nous vous présentons nos salutations respectueuses.

Pour MemoShoah et le Musée National de la Résistance

Frank Schroeder                             Jim Goerres

Directeur du  MnR                          Coordinateur pr.Memoshoah et le Musée

frank.schroeder@villeesch.lu                jim.goerres@education.lu

tél.2754 5995                                tél. 621 736 738

Pour les écoles et les lycées

Esch-sur-Alzette, mars 2019.

Madame, Monsieur,

MemoShoah et le Musée National de la Résistance vous remercient de l’intérêt que vous portez à l’exposition « Between Shade and Darkness » retraçant le sort des Juifs au Grand Duché de Luxembourg de 1940 à 1945.

Par la présente nous nous permettons de vous soumettre les conditions que nous proposons aux établissements scolaires pour l’organisation de l’exposition.

Volume: L’exposition itinérante comprend  27  panneaux « roll-up » à la fois faciles à transporter et à monter ;  il importe de prévoir un espace d’au moins 40 m2 afin de garantir une certaine liberté de circulation pour le public.

Aspects didactiques: Du fait que les panneaux comportent de larges textes en Français et Allemand, l’exposition peut facilement être visitée par un public scolaire et adulte. La totalité des documents et textes sont par ailleurs repris dans un catalogue comportant plus de 100 pages richement illustrées. Dans le contexte des écoles, il est cependant recommandé d’organiser des visites guidées avec des enseignants.

Budget: L’exposition qui appartient à MemoShoah asbl, est mise à disposition pour une contribution de 250€ ; en contrepartie le lycée recevra 25 catalogues que les écoles sont libres de vendre au prix officiel de 15€  aux visiteurs ou à leur personnel. (Des catalogues supplémentaires pourront être commandés). Les  250€ peuvent être virés au CCPL LU97 1111 7023 1737 0000).

Transport et montage: Le transport et le montage/démontage sont à assurer par l’institution scolaire ; sauf accord contraire, les panneaux sont à enlever et ramener au Musée National de la Résistance (place de la résistance à Esch-sur-Alzette). L’institut scolaire  est responsable pour tout dommage subvenant entre l’enlèvement et le retour des panneaux. La conclusion d’une assurance temporaire ad hoc est recommandée. (Valeur par roll-up : 400€)

Documentation pour enseignants: MemoShoah et le MnR ont élaboré une documentation pour les enseignants intéressés d’approfondir le sujet avec leurs élèves, surtout en ce qui concerne les questions touchant la xénophobie et  l’antisémitisme. Cette documentation sera transmise gratuitement par courriel à la personne de contact de l’établissement scolaire.

Visites guidées: MemoShoah et/ou le MnR peuvent proposer dans la mesure des disponibilités, des visites guidées pour classes scolaires. Elles peuvent aussi être suivies d’une discussion. Il est recommandé de prévoir 2 leçons pour ces visites.

Conférences: Les institutions scolaires sont encouragées à prévoir, en complément à l’exposition, des conférences d’historiens, des projections de films ou des conférences-témoignages touchant le sujet. Sur demande nous pouvons transmettre des suggestions tout en laissant l’initiative auprès des organisateurs.

Coordination: Si, dans le contexte de la préparation de l’exposition, la personne de contact et/ou la direction de l’école intéressée voulaient, en dehors des échanges par courriels et téléphones, avoir un échange de vues avec un/des responsable(s) de MemoShoah et/ou du MnR, nous restons disponibles pour une réunion commune.

Dans l’espoir d’une collaboration fructueuse dans l’intérêt aussi bien de la sauvegarde de la mémoire d’une période sombre de notre Histoire que de l’éducation à la citoyenneté, nous restons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire et vous présentons nos salutations respectueuses.

Pour MemoShoah et le Musée National de la Résistance

Frank Schroeder                             Jim Goerres

Directeur du  MnR                          Coordinateur pr.Memoshoah et le Musée

frank.schroeder@villeesch.lu     jim.goerres@education.lu

tél.2754 5995                                   tél. 621 736 738

Le Concept

L’exposition bilingue (Français / Allemand) se focalise sur le sort des membres des communautés juives du Luxembourg sous l’occupation nazie, en se concentrant sur deux phases de cette période tragique. La première partie retrace l’évacuation et l’expulsion des Juifs, la seconde relate leur déportation et leur extermination.

Le Contenu

La première phase concerne la période de mai 1940 à octobre 1941 et traite  des efforts de l’occupant à rendre le pays « judenrein », selon la terminologie nazie, et l’exil des Juifs s’inscrit parfaitement dans cette perspective. La seconde phase commence mi-octobre 1941 et rend compte de la déportation de centaines de victimes vers les ghettos et les camps de concentration et d’extermination en Europe centrale ou orientale. Sept convois de déportation quittent le Luxembourg de 1941 à 1943, transportant près de sept cents personnes de tous âges vers l’Est.

Deux personnes incarnent successivement les deux phases de l’exposition : le rabbin Robert Serebrenik et Alfred Oppenheimer, qui deviennent malgré eux des acteurs centraux de cette période tourmentée. Robert Serebrenik se démène corps et âme pour accélérer l’émigration des Juifs dont la situation, déjà précaire, se détériore de jour en jour. Agressé il réussit à fuir aux Etats Unis où il continue à œuvrer en faveur de ses coreligionnaires. A la suite de la dissolution du Consistoire en 1942, Alfred Oppenheimer est chargé par l’occupant de diriger l‘ Ältestenrat der Juden , et doit transmettre les ordres des nazis à ses coreligionnaires. Il effectuera cette tâche ingrate jusqu’au moment de sa propre déportation, en 1943.

Réalisation

Musée national de la Résistance d’Esch-sur-Alzette ;

Concept :Frank Schroeder ; Textes : Laurent Moyse
Travail graphique : Olivier Bouton

MemoShoah a.s.b.l. a réalisé la version itinérante de l’exposition

Langues

Français, Allemand

Support et dimensions

27 rollups

Dimensions des rollups : hauteur 200cm, largeur 120 cm, avec sac de transport

Poids

Environ 135 kg

Espace nécessaire :

27*120 cm (par rollup), avec la possibilité de poser les rollups dos contre dos

Illumination

Pas d‘illumination prévue

Montage, démontage

Montage : 1,5 heure
Démontage : 1 heure

Transport

à charge de l’emprunteur

Valeur d’assurance : 450€ par rollup, à charge de l’emprunteur

Frais

A convenir avec MemoShoah asbl

Contact

MemoShoah asbl ;  courriel vers : info@memoshoah.lu

Coordination:  Jim Goerres, tel (+352) 621 736 738; jim.goerres@education.lu

Musée national de la Résistance Esch-sur-Alzette
Place de la Résistance   L- 4041 Esch-sur-Alzette

c/o Frank Schroeder; tel (+352) 2754 5995; frank.schroeder@mnr.lu


Liebe Lehrerinnen und Lehrer,

Vielen Dank für Ihr Interesse an der Ausstellung über das Schicksal der Juden Luxemburgs von 1940 bis 1945.

Wir versuchen in unserem Museum, in Verbindung mit der geschichtlichen Erinnerungsarbeit, auch einen Beitrag zur „éducation à la citoyenneté“ zu leisten indem wir, ausgehend von dem Vergangenen, den Anspruch haben die Wahrnehmung zu schärfen und zu einem differenzierteren Verständnis der aktuellen Geschehnisse vor allem mit Blick auf die Menschenrechte beizutragen.

Der Bezug dieser Ausstellung „Between SHADE and DARKNESS“, der Erlebnisse der Juden Luxemburgs von 1940 bis 1945, zum heutigen Alltag liegt wohl auf der Hand. Dem blutigen Attentat auf die Redaktion von Charlie-Hebdo im Januar 2015 folgten zuviele weitere u.a.in Paris, Barcelona, Nizza, Berlin, Brüssel, Manchester oder kürzlich in Pittsburgh und die weltweit wieder verstärkt auftretenden antisemitischen und rassistischen  Vorfälle geben Anlass zur Besorgnis.

Es war sicher auch kein Zufall, daß die Vereinten Nationen im Januar 2015 zum ersten Mal in ihrer 70jährigen Geschichte eine Sonderkonferenz zum Thema des Antisemitismus abhielten.

Die Ausstellung selbst sowie der dazu ausgearbeitete Katalog, mit den Texten von Laurent Moyse, geben reichlich Aufschluss über den Sachverhalt, also über Fakten und Daten zu dem was den Juden Luxemburgs in diesen Kriegsjahren widerfahren ist. Näher beleuchtet werden die zunehmende jüdische Immigration, die ersten antisemitischen Auswüchse, die fortschreitende Ausgrenzung, Flucht, Vertreibung, Deportation, Arbeitslager und letztendlich die Vernichtungspolitik. Zusätzlich erfährt der Besucher mehr über die Rolle welche der Rabbiner Robert Serebrenik und Alfred Oppenheimer (Leiter des Ältestenrates der Juden) in den Kriegsjahren übernahmen.

Vorliegendes Lehrerbegleitheft hat zum Ziel, Lehrende dabei zu unterstützen das Schicksal der Juden Luxemburgs von 1940 bis 1945 in das Curriculum zu integrieren und darüber hinaus sowohl  die Entstehung des Antisemitismus als auch die heutige Situation im Bereich  der Judenfeindschaft und Judenverfolgung zu beleuchten.

Das Schicksal der Juden während des Zweiten Weltkrieges kann, für Schüler von heute, vor allem, als Beispiel von immer wieder auftretenden Ausgrenzungsstrategien wahrgenommen werden.  Das Tagesgeschehen liefert diesbezüglich genügend Stoff zu den verschiedenen Diskriminierungsformen, wie Rassismus, Homophobie, Sexismus usw. Fremdenfeindliche, islamfeindliche, antisemitische, homophobe oder sexistische Aussagen bleiben leider auf der Tagesordnung. Darüber hinaus kommt es immer wieder zu religionsbedingten Aggressionen und im Januar 2015 haben die schon erwähnten barbarischen Gewaltakte in Paris und Kopenhagen weltweit für Aufregung gesorgt.

Indem Lehrende helfen die Parallelen aufzuzeigen zwischen den Vorfällen im Zweiten Weltkrieg und dem Tagesgeschehen tragen sie zu einem besseren Verständnis von der Komplexität von Ausgrenzung und Unterdrückung bei und helfen bei der Entwicklung von Instrumenten und Strategien gegen soziale Ungerechtigkeiten.

In diesem Sinne wünschen die Verantwortlichen des Musée national de la Résistance eine fruchtbare Arbeit mit den Ihnen anvertrauten Jugendlichen.

Inhalt:

  1. Menschlichkeit und Menschenrechte
  2. Ausgrenzung als Phänomen der Mehrheitsgesellschaft
  3. Auftrag der Schule
  4. Identität der Lernenden
  5. Hintergrundwissen zur jüdischen Geschichte
  6. Juden im Mittelalter / Entstehung von Klischees
  7. Hartnäckige Vorurteile
  8. Die Emanzipation der Juden in Europa
  9. Auf dem Weg zum Holocaust
  10. Holocaust
  11. Nachkriegszeit
  12. Antisemitismus und seine aktuellen Erscheinungsformen
  13. Antisemitismus in der extremen Rechten
  14. Der Nahostkonflikt, die Kritik an Israel und der Antisemitismus
  15. Nahostkonflikt und Antisemitismus in der Einwanderungsgesellschaft
  16. Antisemitismus bei Jugendlichen
  17. Feindbild Islam
  18. Verantwortung für Erziehende
  19. Quellenangabe
  20. Kontakt

Menschlichkeit und Menschenrechte

„Lieber Lehrer: ich bin Überlebender eines Konzentrationslagers. Meine Augen sahen was kein Mensch jemals erfahren sollte: Gaskammern, gebaut von ausgebildeten Ingenieuren, Kinder vergiftet von ausgebildeten Ärzten… Deswegen bin ich skeptisch gegenüber Bildung und Erziehung. Mein Anliegen ist: Hilf deinen Schülern menschlich zu werden.“ (Haim Ginott)

Dieses Zitat belegt in eindringlicher Weise den Auftrag, für die Menschenrechte zu lernen, damit sich im Bewusstsein der Menschen die Überzeugung und Verantwortung für ein „Nie wieder“- für einen humanen Fortschritt niederschlägt.

Theodor W. Adorno formulierte es 1966 folgendermaßen: „ Die Forderung, dass Auschwitz nicht noch einmal sei, ist die allererste an Erziehung.“

Vor dem Hintergrund der schrecklichen Ereignisse ist die Menschenrechtsbildung als verstehender und als präventiver Ansatz zu begreifen. Ursachen für Menschenrechtsverletzungen müssen deutlich werden, aber auch die Bedingungen und Ressourcen, die Menschen dazu gebracht haben, Widerstand zu leisten.

Zentrale Fragen sind:

  • Wann und wo haben Menschen in erfolgreichen Lernprozessen die gesellschaftliche Wirklichkeit human(er) gestaltet?
  • Zu welchem Zeitpunkt und aus welchen Gründen kann es gelingen oder mißlingen, dass Menschen lernend-gestaltend in ihr Leben eingreifen?

Die Menschenrechtsbildung gliedert sich in drei eng miteinander verwobene Teilgebiete auf:

  1. Lernen über Menschenrechte; historische und aktuelle Entwicklung und Realisierung der Menschenrechte weltweit;
  2. Lernen durch Menschenrechte; Organisation von Lernprozessen auf der Grundlage der in den Menschenrechten enthaltenen Werte und Normen (Würde, Freiheit, Gleichheit etc.) ;
  3. Lernen für Menschenrechte; Vermittlung und Erprobung von Kompetenzen die jeder Mensch braucht, um sich aktiv für Schutz und Förderung von Menschenrechten einzusetzen.

Ausgrenzung als Phänomen der Mehrheitsgesellschaft

Die Forschungen im Bereich von Diskriminierungen zeigen, dass jede Art von Ausgrenzung oder Hass ihren Ursprung darin findet, dass die Mehrheitsgesellschaft sehr gerne eine bestimmte Zielgruppe als Projektionsfläche gebraucht, seien das nun Juden, Ausländer, Islamisten, Homosexuelle usw.; nach dem Motto, „alle Iren haben rote Haare, ich kenne einen“, wird das Kollektiv definiert und pauschal ausgegrenzt. So werden sehr schnell Juden oder Portugiesen, Araber oder … in Anspruch genommen und sozusagen als Stellvertreter für allerlei Böses verantwortlich gemacht.

Auftrag der Schule

Schule hat natürlich gute Möglichkeiten und Voraussetzungen gegen Vorurteile zu arbeiten auch wenn es passieren kann, dass die Aufklärungsarbeit eines Lehrers von einer unüberlegten Bemerkung eines anderen Lehrers wieder vernichtet wird oder, dass die Eltern nicht mitspielen und vollkommen indifferent sind.

Offensichtlich braucht der Mensch Feindbilder; für den einen sind es Asylbewerber, für den anderen sind es rothaarige Frauen, für einen Dritten eine ausländische Nation. Eine Projektionsfläche scheinen viele Menschen für ihren Seelenhaushalt zu benötigen, um die Welt in Gut und Böse einteilen zu können. Trotzdem kann am ehesten Bildung gegen Vorurteile und deren Folgen immunisieren.

Beim Sachverhalt, also dem Leiden der Juden, ist Lehrenden davon abzuraten, auf übertriebene Art und Weise auf Betroffenheit zu setzen, ( hier besteht auf lange Sicht ein Übersättigungsrisiko); über die Betroffenheit und das lieb sein Wollen im Andenken an die Opfer hinaus, sollen vor allem wissenswerte und vernünftige Informationen über das was geschehen ist vermittelt werden.

Das Wichtigste ist es den Jugendlichen den Blick dafür zu schärfen, woran man Rassismus und Totalitarismus in den Anfängen erkennt.

Relevant ist die Vermittlung allgemeiner historischer Kenntnisse und geschichtspolitischer Kontroversen.

Identität der Lernenden

Bei jeder Wissensvermittlung spielt der Weg über die eigene Erfahrungs- und Lebenswelt der Schüler und Jugendlichen eine entscheidende Rolle. Der Vergleich ermöglicht ein besseres Verständnis für den Sachverhalt. Wichtig ist es also den Schüler auch in seiner eigenen Biografie anzusprechen: wo kommt man her, wie wird man definiert, als Luxemburger, als Portugiese, als Kroate,,,, als Katholik, als Jude, als Muslim.

In den Familiengeschichten unserer Schüler spielen häufig Migrationen und Neudefinitionen von Identität eine Rolle. Das Thema „Identität“ ist ein wichtiger Bestandteil der Arbeit gegen Vorurteile und Diskriminierung, insbesondere weil sich an Teilen der eigenen Identität immer wieder Diskriminierungen festmachen.

Die Identität die der Mensch durch seine Sozialisation entwickelt, ist von vielen Faktoren bestimmt. (Soziale Herkunft, Ort des Aufwachsens, religiöse Zugehörigkeit, sexuelle Orientierung, Geschlecht, Familie, Hautfarbe, und vieles mehr).

Anhand dieser Faktoren ordnen sich einzelne Menschen bestimmten Menschengruppen zu. Diese Zuordnung kann selbstbestimmt ablaufen, ist aber oft auch fremdbestimmt.

Die Ausstellung kann also über die Frage „Wer ist Jude?“ in der Klasse  Gelegenheit geben sowohl zu erklären was man unter jüdischer Identität verstehen kann als auch die Migrationsgeschichten und Selbstdefinitionen im Klassenzimmer wahrzunehmen.

Hintergrundwissen zur jüdischen Geschichte

Warum es bei den Ausgrenzungen immer wieder die Juden trifft, hängt auch damit zusammen, dass es sich bei der Judenfeindschaft um die älteste Tradition der Abneigung und des Hasses in der Geschichte handelt. Zum besseren Verständnis ist  für Lehrer ein Basiswissen zur jüdischen Geschichte hilfreich, Wissen welches als Grundlage dafür dienen kann, sich mit bestimmten Fragen der Judenfeindschaft auseinanderzusetzen.

  • Der erste jüdische Krieg : nach dem Aufstand der Juden gegen die römische Besatzungsmacht 66 n.Ch. dauerte es 7 Jahre ehe die Römer die Juden bezwangen, den Tempel in Jerusalem zerstörten und die Juden in alle Richtungen vertrieben;
  • Den Kern des christlichen Judenhasses bildete der sogenannte Gottesmordvorwurf wobei übersehen wurde, dass nicht die Juden, sondern die römische Besatzungsmacht Jesus zum Tode verurteilt und ans Kreuz geschlagen hatte;
  • Erst 1965 strich das zweite Vatikanische Konzil den Gottesmordvorwurf aus der Liturgie und verurteilte alle Formen des Antisemitismus.

Juden im Mittelalter / Entstehung von Klischees

  • In den Geschichtsbüchern stehen allzu oft die Verfolgungsgeschichten gegen die Juden (Kreuzzugspogrome) im Mittelpunkt und die langen Phasen des Zusammenlebens und die Emanzipation und der aktive Beitrag der Juden zur europäischen Geschichte werden minimiert; so wird eine Verfolgungskontinuität vom Mittelalter bis zum Holocaust suggeriert. Daraus folgt ein historischer Fatalismus, wonach eine „Normalität“ ein friedliches Zusammenleben von Juden und Mehrheitsgesellschaft, in Europa gar nicht möglich gewesen wäre jedenfalls nicht dauerhaft.
  • Diese Perspektivenverengung führt dann auch zu Verzerrungen der historischen Wahrheit, wie z.B. die Vorstellung, dass die Juden im Mittelalter ausschließlich im Ghetto lebten;
  • Im Zentrum problematischer Darstellungen in den Schulbüchern steht sehr oft das Klischee vom „Geldjuden“; so erscheint in einem Geschichtsbuch ein Bild mit dem Hinweis auf einen „jüdischen Gelwechsler“ während es sich in Wirklichkeit um einen christlich flämischen Geldverleiher handelt; eine  Reihe weiterer solcher falschen Darstellungen bewirken die Annahme die Juden hätten das Geldgeschäft beherrscht während es die Katholiken waren. So hat sich das Klischee von der exklusiven Beziehung der Juden zum Geld so sehr in Autorenköpfen festgesetzt, dass sie in Abbildungen Juden sahen wo gar keine waren.
  • Als dann aber die Tatsache dazu kam, dass den Christen das Zinsnehmen verboten wurde und den Juden das Ausüben verschiedener Berufe (Ausschluss aus Zünften), wurden Geldgeschäfte und Pfandleihe zu einer Nische für die Juden. Davon ausgehend werden die Pogrome erklärt :

„Wenn zahlreiche Bürger einer Stadt bei jüdischen Mitbürgern verschuldet waren, konnte man mit Parolen wie „Brunnenvergiftung“, „Hostienschändung“ oder „Gottesmord“ Juden erschlagen und seine Schulden tilgen“ (deutsches Geschichtsbuch „Rückspiegel“ 1995).  Auch im Brockhaus (2004) findet man dieselbe Logik: „Die hierdurch bewirkte Verschuldung breiter Bevölkerungskreise verschärfte die bereits bestehenden Aversionen, die sich dann von Zeit zu Zeit in furchtbaren Judenverfolgungen und –vertreibungen niederschlugen …“ („Juden-Stellung im Mittelalter“).

Das erwähne Zinsverbot für die Christen wurde umgangen und missachtet, auch von der Kirche selbst; erstens waren weder alle Geldverleiher Juden noch waren alle Juden Geldverleiher und zweitens betrieb nur eine Minderheit von ihnen Geldgeschäfte, die meisten waren im Kleinhandel tätig, noch weit bis in die Neuzeit hinein. (Soziale Schichtung und berufliche Betätigung der Juden im späten Mittelalter und in der Frühen Neuzeit siehe auch www.judengasse.de).

  • Die Macht des Stereotyps liegt in der Einfachheit des Erklärungsmusters.

Darin transformiert sich das Wucherklischee vom damaligen Vorurteil der Anklage zum heutigen Vorurteil der Erklärung (die Juden wurden dazu gezwungen,,,): es rechtfertigt nicht mehr die Gewalttaten – die werden natürlich verurteilt – doch es erklärt sie scheinbar.

  • Antijudaismus bezeichnet die religiöse, christliche Judenfeindschaft welche

teilweise noch in aktuelle Formen des Antisemitismus einfließt. Verschwörungstheorien, die sich in Anwandlungen bis heute halten, spielten eine große Rolle. Die Juden seien mit dem äußeren Feind, und falls es einen solchen nicht gebe, mit dem Teufel – dem Antichrist – im Bunde. Zu den kirchlich-religiösen gesellten sich bald auch politisch-wirtschaftliche Motive, die neben dem religiösen Eifer ausschlaggebend waren für die Verfolgung der Juden.

  • Der Kosakenaufstand (1648) beim dem die Kosaken (freie Krieger) mit Hilfe

von ukrainischen Bauern den polnischen Truppen schwere Niederlagen beibrachten, markiert den Beginn massenhafter gewalttätiger Ausschreitungen gegen die osteuropäischen Juden; die Juden, die als Verwalter, Pächter, Schankwirte und Steuereintreiber im Dienste der polnischen Magnaten standen oder als Händler in den Städten lebten, waren in den Augen der ukrainischen Bauern  und Stadtbewohner Repräsentanten der polnischen Adelsherrschaft.

Hartnäckige Vorurteile

Vorurteile  wie „die Juden haben zu viel Einfluss in den internationalen Finanzmärkten“, (laut einer Umfrage der Anti-Defamation League von Mai 2007 glaubten das noch 25% der Deutschen) haben ihren Ursprung im Spätmittelalter.

Eines der geläufigsten antisemitischen Vorurteile ist das des „reichen Juden“. Von den antisemitischen Theoretikern des 19.Jahrhunderts über Hitler bis zu den heutigen Rechtsextremen spielt der Stereotyp der „Überfremdung“ der Wirtschaft durch die Juden eine zentrale Rolle in der antisemitischen Propaganda.

Die Berufsstruktur der jüdischen Bevölkerung war weit differenzierter als es allgemeinen Vorstellungen entspricht. In der Weimarer Republik waren Juden nur in wenigen Spezialbranchen überrepräsentiert wie etwa im Viehhandel, in der Konfektions- und Schuhbranche sowie im Metall- und Elektrohandel und die 1929 einsetzende Wirtschaftskrise traf Juden ebenso hart wie Nichtjuden.

Dies bewirkte, dass sich viele Juden aus dem Bankgewerbe zurückzogen.

Die Beschäftigungszahlen von Juden im Bank- und Börsenwesen ging von 21,9% im Jahre 1882 auf 3,8% im Jahre 1925 zurück und fiel bis 1933 auf 2%. Gegenteilige Behauptungen waren Bestandteil der antisemitischen Propaganda. Bürger jüdischen Glaubens verteilen sich heute auf alle Berufssparten.

Die Emanzipation der Juden in Europa

Emanzipation der Juden bezeichnet jenen Prozess im Übergang von der Agrar- zur Industriegesellschaft, der die rechtliche und soziale Integration der Juden zum Ziel hatte. Vorausgegangen waren innerjüdische und religionsübergreifende, aufklärerische Debatten, die die Trennung von Kirche und Staat und Gleichberechtigung der Religionsgemeinschaften forderten. Diese Bewegung war in allen Zentren der europäischen Aufklärung beheimatet und verständigte sich von Warschau nach Florenz und von Lissabon nach Stockholm. John Locke postulierte „Weder Heide , noch Mohammedaner, noch Jude“ dürften wegen ihrer Religion von den Bürgerrechten ausgeschlossen werden. Der Weg von einer ausgegrenzten religiösen Randgruppe zu einer integrierten Gruppe mit gleichen Rechten und Pflichten verlief in allen europäischen Ländern im Zickzackkurs. Ab 1781wurden in der österreichischen Habsburger-Monarchie erste Toleranzgesetze für Juden erlassen. In der Französischen Revolution wurden nach öffentlichen Auseinandersetzungen erstmals den Juden gleiche Rechte zuerkannt und in Preußen wurden die Juden mit der Reform von 1812 erstmals als Staatsbürger anerkannt. Die Romantik mit ihren  antiaufklärerischen, nationalen Gemeinschaftsvorstellungen brachte jedoch erneut Vorurteile gegen Juden auf und es kam 1819 zu gewalttätigen antijüdischen Ausschreitungen. In den 40er-Jahren gewannen Liberale, die sich für die Emanzipation einsetzten, an politischem Gewicht, und so wurden die bürgerlichen Rechte von Juden in den europäischen Revolutionen von 1848 zu einem zentralen politischen Thema. In der Frankfurter Nationalversammlung, in Dänemark, England und Italien wurde die Gleichberechtigung der Juden beschlossen. Nach erneuten Rückschlägen wurde die Emanzipation der Juden erst 1871 in der Verfassung des neugegründeten Deutschen Reiches offiziell anerkannt. Leider setzte schon 1879 mit der antisemitischen Bewegung eine neue Form der Judenfeindschaft ein welche von Deutschland ausgehend sich schnell in Europa ausbreitete.

Es war auch diese antisemitische Stimmung die den Wiener Publizisten Theodor Herzl dazu brachte in seinem Buch „Der Judenstaat“ den Gedanken einer jüdischen nationalen Heimat populär zu machen. 1897 tagte in Basel der Erste Zionistenkongress. Zionismus verstand sich als jüdische Antwort auf die verweigerte Emanzipation der Juden in vielen Staaten Europas. Der Zionismus war in verschiedene religiöse und kulturelle Richtungen gespalten und er war, wegen der Pogrome und antisemitischen Übergriffen in Osteuropa, dort stärker verankert als im Westen, (was sich aber nach dem Holocaust ändern sollte). Selbst wenn sie, aus welchen Gründen auch immer, nicht nach Palästina/Israel auswanderten, so entwickelten viele Juden eine enge emotionale Bindung an das Land Israel, das ihnen das Gefühl einer sicheren Zufluchtsstätte gab. Doch, die rezenten antisemitischen Vorkommnisse in Frankreich, besonders die tödlich endende Geiselnahme im jüdischen Pariser Supermarkt (Januar 2015) hatten eine Reihe von  Auswanderungen französischer Juden zur Folge.

Auf dem Weg zum Holocaust

Wie vorhin erwähnt hatte sich schon, allen Emanzipationsbewegungen zum Trotz, am Ende des 19.Jahrhunderts wieder eine starke antisemitische Stimmung in Europa breitgemacht. Vielen Historikern nach, fielen dann im Ersten Weltkrieg noch verbliebene entscheidende Schutzmechanismen gegen den Antisemitismus. In Deutschland führte die beschämende Niederlage dazu, dass viele Menschen bereit waren, in den Juden einen Sündenbock zu sehen. Sie seien der Grund für die Niederlage Deutschlands gewesen und hätten danach dem Wiederaufstieg im Wege gestanden. Nach der Niederlage an der Westfront verbreiteten Nationalisten das Gerücht, dass Verräter wie Sozialisten und Juden Deutschland den Dolchstoß von hinten versetzt hätten.

Durch die Kriegsniederlage verschärfte sich Adolf Hitlers Judenfeindlichkeit zusätzlich und schon 1919 drückte er sich dahingehend aus, dass Deutschland nur durch die „Entfernung“ der Juden zu retten sei. Anfang der 1920-er Jahre war er davon überzeugt, dass die Geschichte ein ständiger Kampf zwischen verschiedenen Rassen sei und, dass Deutschland letztendlich einen neuen Krieg werde ausfechten müssen um die Sowjetunion und die Juden, die hinter ihr standen, zu zerstören.

Die Verbitterung nach dem Ersten Weltkrieg, eine Reihe von innerdeutschen Krisen sowie die kumulative Radikalisierung unter Hitler führten dazu, dass solche hasserfüllten Ideen auf fruchtbaren Boden fallen konnten und schließlich ein Programm der systematischen Ausrottung der Juden heranwachsen ließen.

Holocaust

Der Holocaust wird oft vor dem Hintergrund seiner Einzigartigkeit als systematische, bürokratisierte und industrialisierte und doch von einem irrationalen Ressentiment getragene Massenverfolgung und Massenvernichtung thematisiert; man kann ihn jedoch auch als Teil der Geschichte und Gegenwart des Antisemitismus in Europa sehen.

Der Holocaust, dieser „Zivilisationsbruch“ ging zwar maßgeblich vom „Dritten Reich“ aus und konnte nur im Zuge des nationalsozialistischen „Vernichtungskrieges“ verwirklicht werden, war aber zugleich begleitet von der aktiven Beteiligung bzw. der Gleichgültigkeit zahlreicher anderer Staaten und Gesellschaften. Es bestand eine sogenannte „Volksgemeinschaft“ bei der Ausgrenzung und Verfolgung der jüdischen Nachbarn. Der Antisemitismus war – auch schon zu Zeiten der Weimarer Republik – ein Alltagsphänomen und zeigte sich in vielen Ländern Europas als Teil des damaligen Zeitgeists.

Inwiefern es Unterschiede beim Antisemitismus in den einzelnen europäischen Ländern gab und inwieweit sich der der Antisemitismus durch den Holocaust verändert hat, bleibt eine viel diskutiert Frage.

Nachkriegszeit

Bezeichnend für die Tragweite des Antisemitismus in verschiedenen Ländern: nach 1945 war für 50000 jüdische Überlebende ihre Rückführung nach Osteuropa nicht möglich aufgrund der Vernichtung ihrer Gemeinden und des dort herrschenden Antisemitismus. Sie verblieben in eigens eingerichteten Lagern in ehemaligen Kasernen, Lazaretten, Krankenhäusern, Sanatorien, Schulen, Arbeitersiedlungen etc. von denen das letzte erst 1957 geschlossen wurde. Die deutsche Bevölkerung begegnete den Insassen dieser Lager mit erheblichen Vorurteilen. Hier mischten sich die Folgen der NS-Propaganda gegen die „Untermenschen“ mit Fremdenfeindlichkeit und der Abwehr von Verantwortung gegenüber den Opfern der NS-Herrschaft.

Die Rückkehr in ein „normales“ Leben wird von vielen Betroffenen als ein Vorgang beschrieben der von der Abwehr und Rückkehr der traumatischen Erinnerungen geprägt war, sowie von einer Kluft zwischen Überlebenden und ihrem Umfeld, das diese kaum beschreibbare Erfahrung nicht teilte.

Auch trafen viele Rückkehrer auf Ressentiments und verschlossene Türen, etwa wenn sie versuchten ihr „arisiertes“ Eigentum zurückzubekommen. Während der Umbruchprozesse und den Macht- und Verteilungskämpfen der Nachkriegszeit manifestierte sich der Nachkriegs-antisemitismus.  Erst nach und nach erlangten Überlebende eine gewichtige öffentliche  Stimme und durften ihre Erfahrungen in Schulen und in Texten weitergeben; im Rahmen eines historischen Wandlungsprozesses wurde dem Leid der Überlebenden und dem Andenken der Ermordeten in vielen Staaten eine breitere gesellschaftliche Anerkennung zuteil.

Antisemitismus und seine aktuellen Erscheinungsformen

Antisemitismus ist ein Sammelbegriff, mit dem verschiedene Äußerungen und Haltungen bezeichnet werden, die sich gegen Juden als Juden richten und auf stereotypen Annahmen und Vorurteilen beruhen. Feindbilder gegen Juden besitzen eine lange Tradition und traten zu verschiedenen Zeiten in verschiedenen Ausprägungen auf. Zur Kennzeichnung unterschiedlicher Ursachen und Kontexte werden zu Antisemitismus Beifügungen gebraucht wie antik, christlich, völkisch oder rassistisch.

Um aktuelle Erscheinungen von Judenfeindschaft unterscheiden zu können, ist es sinnvoll, vier Grundphänomene voneinander abzugrenzen:

  • der christliche Antijudaismus; hier vertritt das Christentum einen alleinigen Heilsanspruch gegenüber dem ihm historisch vorausgehenden Judentum;
  • der Rassenantisemitismus; er entstand im 19.Jahrhundert und hier wurden nun Juden nicht mehr über ihre Religion definiert, sondern als Volk, Nation oder Rasse; dieser Antisemitismus ist eine Weltanschauung welche die Juden, für alle sozialen, politischen und kulturellen Probleme der Moderne verantwortlich macht; Der Rassenantisemitismus wurde im Nationalsozialismus zur Staatsdoktrin und mündete in der Vertreibung und Ermordung der europäischen Juden, der SHOAH.
  • Seit 1945 gibt es als dritte Erscheinungsform den sekundären Antisemitismus: nicht trotz sondern wegen Auschwitz werden Juden gehasst; diese Judenfeindschaft reagiert auf den Völkermord, indem sie ihn leugnet oder indem die Schuld auf Juden projiziert wird und aus Opfern Täter gemacht werden. Juden wird unterstellt, sie würden sich am Holocaust bereichern, während unschuldige nicht-jüdische Deutsche büßen müssten. Dieser sekundäre Antisemitismus speist sich aus Gefühlen der Schuld- und Schamabwehr und richtet sich gegen Entschädigungs- und Wiedergutmachungszahlungen. Die Holocaust-Leugnung ist die extremste Form des sekundären Antisemitismus.
  • Antizionismus, die vierte Erscheinungsform der Judenfeindschaft, bezeichnet verschiedene religiöse und politische Ansichten, die sich gegen die jüdische Nationalbewegung – den Zionismus – und den Staat Israel richten. Antizionistische Äußerungen müssen nicht, können jedoch antisemitisch sein. Kritik an der Politik Israels und dem Zionismus wird dann antisemitisch, wenn sie Vorurteile gegenüber Juden verwendet oder zum Hass auf Juden anstachelt. Um Antisemitismus unter dem Vorzeichen von Antizionismus kann es sich auch handeln, wenn die Kritik an Israel andere Maßstäbe ansetzt als an andere Staaten. Antizionismus trat 1948 (nach der Staatsgründung Israels) zuerst vor allem in den sozialistischen Staaten Osteuropas auf, in denen es zu antijüdischen Kampagnen, Schauprozessen und Hetze kam. In den arabischen Staaten hat der Nahostkonflikt wesentlich dazu beigetragen, dass sich antisemitische Stereotype aus Europa verbreiten konnten.

Antisemitismus in der extremen Rechten

Die Feindschaft gegen Juden ist im Rechtsextremismus von grundsätzlicher Bedeutung. Antisemitismus ist eine überzeitliche Konstante in den verschiedenen rechtsextremen Strömungen, verbindet verschiedene Neonazi-gruppen und ist Bindeglied zwischen Rechtsextremen und Islamisten. Der rechtsextreme Antisemitismus äußert sich in Propaganda- und Beleidigungsdelikten, Volksverhetzung, Friedhofsschändungen, Brandstiftung bis hin zu brachialer Gewalt gegen Personen und Institutionen.

Der Nahostkonflikt, die Kritik an Israel und der Antisemitismus

Einer der Gründe für das Wiederauflodern einer gewissen Judenfeindschaft ist zweifellos der Nahostkonflikt. Dieser Konflikt schwelt seit der Gründung des Staates Israel im Jahre 1948, wobei die Araber damals sowohl eine gleichzeitige Gründung eines palästinensischen Staates  als auch die Anerkennung des Staates Israel ablehnten.

Nach Jahrzehnten voller Gewalt ist der israelisch-palästinensische Konflikt noch immer nicht gelöst. Immer wieder kommt es zu kriegerischen Auseinandersetzungen, (zuletzt im Sommer 2014), zahlreiche Friedensverhandlungen führten nur phasenweise zu einem Waffenstillstand. Offene Streitpunkte bleiben in erster Linie nach wie vor der israelische Siedlungsbau, der Grenzverlauf zwischen Israel und den palästinensischen Gebieten sowie die Frage um einen eigenen Palästinenserstaat. Es scheint als gelänge es den Hardlinern von beiden Seiten immer wieder eine längerfristig friedliche Gesamtlösung in der Region zu verhindern. Hierbei spielen u.a. sowohl die innerpalästinensischen Auseinandersetzungen zwischen der radikalislamistischen Hamas-bewegung und der gemäßigteren Fatah eine gewichtige Rolle als auch die unterschiedlichen Haltungen von ultra-orthodoxen und säkularen Juden sowie die aggressive Siedlungspolitik der israelischen Regierung.

Jedenfalls drängt sich für Lehrer, auf Grund der Komplexität dieses Konfliktes,  eine nuancierte Betrachtung der Hintergründe und des Verlaufs desselben auf.

Zweifellos gehen aber mit der auftretenden Kritik an der Politik Israels auch pauschalisierte Judenanfeindungen einher.

Auf der anfangs erwähnten UN-Konferenz formulierte es UN-Generalsekretär     Ban Ki-Moon folgendermaßen: „ Unzufriedenheit mit Israels Politik darf nicht als Entschuldigung für Angriffe gegen Juden genutzt werden.“

Es gibt immer wieder Diskussionen darüber ob und in welcher Form Kritik an Israel legitim und in welchen Fällen sie antisemitisch ist. Betrachtet man jedoch öffentliche Aussagen zum Nahostkonflikt so wird schnell ersichtlich, dass regelmäßig Kritik an israelischen Regierungen in den Medien auftaucht ohne, dass man diesen Stellungnahmen Judenfeindschaft  vorwerfen konnte. Es stimmt aber auch, dass angesichts der Tatsache, dass demokratische Öffentlichkeiten unverhüllten Antisemitismus sanktionieren, mancher versucht hat, in Reden über den Nahostkonflikt die Juden zu dämonisieren ohne sich als Antisemit zeigen zu müssen. Aus der politischen und wissenschaftlichen Debatte der letzten Jahre ergaben sich Kriterien um sachliche Kritik an israelischer Politik von judenfeindlicher zu unterscheiden. Danach zeigt sich antisemitische Feindschaft gegen Israel an folgenden fünf Merkmalen.

  1. Die Phantasie vom jüdischen Kollektivtäter. Die Unterscheidung zwischen Juden und Israelis wird ignoriert und die harten Auseinandersetzungen über die Politik Israels unter Juden selbst (in Israel und in anderen Ländern) wird ausgeblendet.
  2. Überlieferte judenfeindliche Stereotypen. Der rachsüchtige, hochmütige Jude der sein Volk über andere stellt und die jüdische Weltverschwörung gehören zu diesem Repertoire.
  3. Ein schwarzweißes Bild des Konflikts. Oft wird der komplizierte und jahrelang andauernde Konflikt auf ein einfaches Täter-Opfer-Schema reduziert und der Anteil den auch palästinensische Eliten an Verschärfung der Auseinandersetzungen haben wird ausgeblendet.
  4. Das zweifache Maß. Antisemitische Kritiker messen das Handeln israelischer Regierungen mit anderem Maß als das palästinensischer Institutionen und anderer Staatsführungen.
  5. Täter-Opfer-Umkehr. Judenfeindliche Kritik an Israel zeigt sich oft als Versuch, mit einem Schuldgefühl fertig zu werden, welches die Erinnerung an den Holocaust auslöst. In keinem anderen Konflikt werden so viele Vergleiche zum nationalsozialistischen Deutschland laut. Deutsche Geschichte wird in den Nahen Osten projiziert; Nachkommen der Nazi-opfer werden als Täter von heute gesehen und so könnte man die historische Bilanz als ausgeglichen betrachten.

Wer sachbezogen kritisiert, sollte sich an den W-fragen orientieren: Wer hat was, wann, wo und wie getan?

Nahostkonflikt und Antisemitismus in der Einwanderungsgesellschaft

Der Nahostkonflikt polarisiert die Öffentlichkeit auch in allen anderen Ländern.

Mit der Eskalation der Gewalt In Israel und Palästina kam es in Europa

(besonders in Deutschland und Frankreich) zu verbalen und physischen Angriffen gegen Personen und jüdische Einrichtungen. Ganz ähnlich wirkten schon die Kriege in Afghanistan, Irak und im Libanon; angesichts ihrer starken Identifikation als Araber und/oder als Muslime betrachten sich viele jüngere Migranten aus arabischen Familien als persönlich und direkt Betroffene. Der Rückzug auf Religion oder Herkunftsnation als Quelle individueller und kollektiver Identität ist umso stärker je weniger sie sich in ihrer neuen europäischen Heimat akzeptiert fühlen. Viele leben im neuen Land unter prekären Bedingungen. In dieser Benachteiligungs-verarbeitung spielen sehr schnell wieder die Vorbehalte gegen Juden eine Rolle. Junge Deutsche, Franzosen und andere Europäer sowie Jugendliche aus muslimischen Einwanderfamilien teilen judenfeindliche Ressentiments z.B. bei der Aussage europäische Gesellschaften ließen sich wegen ihrer Schuldgefühle in der Judenfrage von jüdisch-israelischer Seite erpressen.

Antisemitismus bei Jugendlichen

Was tun wenn der Ausruf „du Jude“ ein geläufiges Schimpfwort ist? Wenn Jugendliche von jüdisch-amerikanischer Weltverschwörung reden? Wenn ein Jugendlicher mit arabischem Migrationshintergrund meint die Juden machten  mit den Palästinensern das, was ihnen selbst im Holocaust angetan wurde?

Vor dem Hintergrund der Geschichte der Verfolgung und Ermordung der europäischen Juden ist besondere Sensibilität geboten, wenn sich Haltungen, Äußerungen oder Handlungen gegen Juden richten. Antisemitische Aussagen sind – im Sinne einer Verantwortung für die politische Kultur und für die Sicherheit von Juden- nicht einfach hinnehmbar. Wer pädagogisch reagieren will, muss jedoch auf Dialog setzen. Zunächst kommt es darauf an die Aussagen von Jugendlichen differenziert wahrzunehmen.

  • Nur selten sind geäußerte antisemitische Stereotype und Argumentationen Elemente konsistenter politischer Weltbilder, z.B. als Bestandteil nationalistischer und rechtsextremer Ideologien oder bestimmter Spielarten des politischen Islamismus. Wenn jedoch eine übergreifende politische Orientierung vorliegt, muss sich Bildungsarbeit umfassender auf die Auseinandersetzung mit den politisch-weltanschaulichen Grundorientierungen einlassen.
  • Formen von Nationalstolz und verschwörungstheoretische Denkweisen bieten Anschlussstellen für antisemitische Argumentationen. Hier sind grundlegende Angebote politischer Bildung gefragt, wie z.B. Diskussionen über nationale Identifikationen, Vorstellungen über Gesellschaft und Gemeinschaft, Erinnerungspolitik, Einschätzungen des Nahost-Konflikts, der weltpolitischen Rolle der USA und des Prozesses der Globalisierung.
  • Wahrscheinlicher als ein relativ konsistenter Antisemitismus ist die Verbreitung einzelner Stereotype oder der Gebrauch von antisemitischen Aussagen als Provokation gegenüber Lehrenden. Das soll man berücksichtigen, es darf jedoch nicht zu einer Ignoranz gegenüber dem Inhalt der Äußerungen führen. Judenfeindliche Aussagen sind nicht beliebig.
  • Die Verwendung des Wortes „Jude“ als Schimpfwort muss nicht notwendigerweise gegen Juden gerichtet sein, ist jedoch folgenreich, da sie zu einer Negativkonnotation des „Jüdischen“ beiträgt.
  • Unter Jugendlichen ist die Annahme einer Differenz zwischen „ihnen“ und „den Juden“ weit verbreitet; Die komplexen Fremd- und Selbstbilder über das „Jüdische“ und das „Eigene“ fordern die Bildungsarbeit, Voraussetzungen für einen reflexiven Blick auf die Hintergründe von nationalistischen, ethnisierenden und religiösen Konstruktionsprozessen kollektiver Identität zu schaffen. Hierbei gilt es das Verständnis von Zugehörigkeiten als prinzipiell wählbar und kündbar zu wecken.

Antisemitische Äußerungen sollen also nicht pauschal moralisch verurteilt sondern differenziert beantwortet werden mit dem Ziel Jugendliche argumentativ, in einer für sie nachvollziehbaren Weise, davon zu überzeugen, dass es keine guten Gründe für Antisemitismus gibt. Relevant ist auch die Vermittlung allgemeiner historischer Kenntnisse und geschichtspolitischer Kontroversen.

Feindbild Islam

Soll man es als Ironie des Schicksals ansehen, dass mit den zunehmenden Gewaltakten von islamistischen Extremisten, die Muslime sich einem ähnlichen Phänomen ausgesetzt sehen wie vorher die Juden; ohne jegliche Nuancierung wird verallgemeinert, der Islam wird zum Feindbild und alle Muslime werden zu Verdächtigen. Im Dezember 2014 bildete sich in Dresden die Pegida-Bewegung (Patrioten Europas gegen die Islamisierung des Abendlandes.) Diese Bewegung zeigt wie schnell viele Europäer den Muslimen gegenüber Hass-aussagen machen, welche große Ähnlichkeit haben mit Aussagen die vor 80 Jahren die Juden als Zielscheibe hatten.

Als Feindbilder lassen sich pauschal negative Vorstellungen über bestimmte Bevölkerungsgruppen bezeichnen, die Wahrnehmung, Gefühle und Handeln von Menschen beeinflussen können. Merkmal ist zudem die Reduktion einer komplexen Realität auf eine bipolare Struktur, die schematisch ein „wir“ und „sie“ konstruiert. Das Feindbild Islam ist  keineswegs neu: seine historischen Wurzeln reichen zurück bis ins 8.Jahrhundert, als sich unter dem Schock der islamischen Expansion das europäische Angstbild vom Islam als einer Religion des Schwertes etablierte. Damit einher ging die Verteufelung des Propheten und Religionsstifters Mohammed als Antichrist, die sich in vielen mittelalterlichen Polemiken wieder findet. Der 11.September 2001, der Mord am niederländischen Regisseur Van Gogh (2004), Attentate in London und Madrid, die Ausrufung des Islamischen Staates, regelrechte Hinrichtungen von Journalisten und Mitgliedern von Hilfsorganisationen und zuletzt im Januar 2015 die Morde in der Redaktion von Charlie-Hebdo und in einem jüdischen Supermarkt brachten und bringen den Islam immer wieder in den Mittelpunkt der medialen und öffentlichen Debatten.

Dem „Westen“ mit all seinen Errungenschaften wird als negatives Gegenbild der Islam gegenübergestellt, der als rückständig, irrational und gewaltbereit dargestellt wird. Der Abwertung von Muslimen als „Andere“ kommt dabei eine positive identitätsstiftende Funktion für die „Eigengruppe“ zu. Oft wird jedes negative Handeln von Muslimen, oder Menschen die als solche wahrgenommen werden, auf ihre Religion zurückgeführt, während man getauften Europäern durchaus zugestehen würde, dass ihre Identität als Individuen nicht einzig vom Katholizismus oder Protestantismus,, bestimmt wird. Das verbreitete Argumentieren mit Koranzitaten suggeriert zudem, der Islam sei eine monolithische und geschichtslose Religion, die in den letzten 1400 Jahren keine Entwicklung durchgemacht habe, während „wir“ das Zeitalter der Aufklärung durchlaufen haben und in der Moderne angekommen sind. Ein wesentlicher Aspekt des Feindbildes Islam ist die Phantasie einer drohenden Dominanz von Muslimen in unseren Gesellschaften (die europaweit schätzungsweise 6% der Gesamtbevölkerung ausmachen) und damit Überfremdung. Die häufige Forderung, Muslime mögen sich zu unseren demokratischen Kulturen und dem Rechtsstaat bekennen, impliziert, dass es sich bei ihnen dem Wesen nach um illoyale Bürger handelt. Einschlägige Titelblätter politischer Magazine führen im wortwörtlichen Sinne zu Feind-Bildern, die Einfluss auf den Umgang mit Muslimen in den Gesellschaften ausüben.

Verantwortung für Erziehende.

Vorliegende Betrachtungen verdeutlichen, dass beim Aufbau von Feindbildern unterschiedliche soziale, kulturelle und psychologische Faktoren eine Rolle spielen. Nelson Mandela hat nicht umsonst behauptet, dass das wichtigste Instrument gegen Aufkommen von Ausgrenzungen und Gewaltbereitschaft, die Erziehung ist. Eltern, Schulen und Lehrern fällt somit eine besondere Verantwortung zu wenn es darum geht Heranwachsenden, über die Auseinandersetzung mit der Vergangenheit, Orientierungshilfen zu bieten für ein nuanciertes Verständnis vom komplexen heutigen Alltag und für eigene Gestaltungsmöglichkeiten einer vor allem menschlichen Zukunft.

Quellenangabe :

Antisemitismus in Geschichte und Gegenwart ( Zentrum für Antisemitismusforschung / tu.berlin)

Robert Hoeniger : «  Zur Geschichte der Juden Deutschlands im frühen Mittelalter «  in Zeitschrift für die Geschichte der Juden

Wolfgang Borchert/Reinhardt Möllner, Jüdisches Leben in christlicher Umwelt, -Cornelsen Berlin 1991

Jakob Katz : Aus dem Ghetto in die bürgerliche Gesellschaft (Frankfurt a.M. 1986)

Albert Scherr/Barbara Schäuble : «  Ich habe nichts gegen Juden, aber.. » (Berlin 2006)

Feindbild Islam oder Dialog der Kulturen ; (Hrsg. Jochen Hippler, Andrea Lueg, Hamburg)

Antisemitismus und radikaler Islamismus (Hrsg. W.Benz,J.Wetzel, Essen 2007)

Woher kommt Judenhass ? Was kann man dagegen tun ? (Verlag an der Ruhr)

Folgende Links bieten zusätzliche Details für eine vertiefende Aufarbeitung im Unterricht :

www.antidiskriminierung.org

www.compactmemory.de

www.juedischesmuseum.de

www.lernen-aus-der-geschichte.de

www.menschenrechte-in-der-schule.de

www.projekte-gegen-antisemitismus.de

www.schule-ohne-rassismus.org

Kontakt:

Musée national de la Résistance – +352   54 84 72

www.musee-resistance.lu  –  www.facebook.com/MuseeResistance  –  musee@villeesch.lu

MemoShoah asbl –  –  Co-présidents : Claude Marx 621 279 541,

Jim Goerres 621 736 738 , Jeannot Aach 621 256 796

www.memoshoah.lu  –  info@memoshoah.lu


Matériel concernant l’exposition

Between Shade and Darkness

Le sort des Juifs du Luxembourg de 1940 à 1945

(Nov.2018)

Chères/Chers enseignant(e)s,

Merci d’abord pour votre intérêt pour l’exposition sur le sort des Juifs du Luxembourg pendant la seconde guerre mondiale.

Dans notre Musée il nous tient à cœur, en combinaison avec le travail historique de mémoire, de contribuer aussi à l’éducation à la citoyenneté ; en partant du passé nous nous proposons d’aiguiser les regards des jeunes  pour les aider à  développer  une compréhension nuancée des événements actuels surtout au niveau des Droits de l’Homme.

Depuis le sanglant attentat sur la rédaction de Charlie-Hebdo à Paris en janvier 2015 il y en eut beaucoup d’autres dont ceux de Paris, Bruxelles, Nice, Barcelone, Manchester, Berlin et récemment celui de Pittsburgh aux Etats-Unis. La relation de l’exposition « Between Shade and Darkness », traitant du vécu des Juifs du Luxembourg de 1940 à 1945, avec l’actualité saute aux yeux  au vu des paroles, manifestations et agressions antisémites et/ou racistes qui resurgissent.

D’ailleurs ce n’était pas sans raison que, pour la première fois dans les soixante-dix ans de leur existence, que les Nations Unies ont organisé, en janvier 2015, une conférence spéciale sur le sujet de l’antisémitisme.

La présente exposition et le catalogue afférent, avec les textes de Laurent Moyse, renseignent de façon complète sur les faits et dates de ce qui est advenu aux Juifs de Luxembourg dans ces années de guerre. Y sont abordés e.a. l’augmentation de l’immigration de Juifs, les premiers débordements antisémites, l’isolement progressif, les mesures d’exclusion, les fuites, les expulsions et dépossessions, les déportations et finalement les camps de concentration et la politique d’extermination. Une attention particulière est  aussi vouée aux rôles revenant au rabbin Robert Serebrenik et à Alfred Oppenheimer (chargé par l’occupant de diriger le « Ältestenrat der Juden ») pendant les années de guerres.

Ce dossier pour enseignants est sensé soutenir les pédagogues pour intégrer dans leur enseignement le sort des Juifs de Luxembourg de 1940 à 1945, mais aussi pour leur permettre d’aborder avec leurs jeunes les origines de l’antisémitisme et la situation d’aujourd’hui dans le domaine de l’antijudaïsme et de la poursuite des Juifs.

Le sort des Juifs pendant la dernière guerre mondiale peut, pour des jeunes d’aujourd’hui, être vu comme exemple type de stratégies d’exclusion toujours et encore présentes dans nos sociétés. L’actualité nous fournit plein de repères à ce sujet avec des discriminations racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, religieuses etc. Dernièrement ce sont surtout des brutalités se référant à des motifs religieux qui ont suscité les émotions surtout entre sunnites et chiites.

Dans la mesure où les pédagogues aident à montrer les parallèles entre les événements de la dernière guerre et les faits actuels ils contribuent à une meilleure compréhension de la marginalisation et de l’oppression et par cela au développement de stratégies et d’instruments contre les injustices sociales.

C’est dans ce sens que les responsables du Musée national de la Résistance vous souhaitent un travail prolifique avec les jeunes qui vous sont confiés.

Contenu :

  1. Humanité et Droits de l’Homme
  2. L’exclusion comme phénomène des sociétés pluralistes démocratiques
  3. Mission de l’école
  4. Identité des apprenants
  5. Connaître l’histoire du judaïsme
  6. Les Juifs au Moyen-Âge / Comment « naissent » des clichés ?
  7. Des préjugés tenaces
  8. L’émancipation des Juifs en Europe
  9. En route vers l’Holocauste
  10. L’Holocauste
  11. L’après-guerre
  12. L’antisémitisme et ses formes actuelles
  13. L’antisémitisme dans l’extrême-droite
  14. Le conflit du Proche-Orient, la critique d’Israël et l’antisémitisme
  15. Le conflit du Proche-Orient et l’antisémitisme dans l’immigration
  16. L’antisémitisme chez les jeunes
  17. Le nouvel ennemi : l’Islam
  18. Responsabilité des parents et pédagogues
  19. Sources
  20. Contact

Humanité et Droits de l’Homme

«  Cher enseignant,

J’ai survécu à un camp de concentration ; mes yeux ont vu ce que nul homme ne devrait jamais vivre : des chambres à gaz, construites par des ingénieurs instruits, des enfants empoisonnés par des médecins éduqués et formés,,,   Cela me rend sceptique par rapport à l’éducation et l’instruction. Ma demande est la suivante : Aide tes élèves à devenir humains. » (Haim Ginott)

Cette citation souligne de façon émouvante la mission d’apprendre pour les Droits de l’Homme, afin que soient ancrées dans la conscience des Hommes, la conviction et la responsabilité pour le « PLUS JAMAIS » et pour un progrès humain.

En 1966 Theodor W.Adorno l’a formulé ainsi : «  La toute première des exigences envers l’éducation est celle que Auschwitz ne se répète plus ».

Sur l’arrière-fond de ces horreurs l’éducation pour les Droits de l’Homme est une approche à la fois de compréhension et de prévention. Regardons de près les causes pour ces violations des Droits de l’Homme, mais aussi les conditions et les ressources qui ont amené les êtres humains à résister.

Des questions prioritaires sont :

  • Quand et où des hommes ont réussi dans des processus d’apprentissages à rendre plus humaine la réalité de la société ?
  • A quel moment et pour quelles raisons l’intervention des hommes pour façonner leur avenir peut réussir ou échouer ?

L’Education pour les Droits de l’Homme s’organise autour de 3 domaines étroitement liés :

  1. Apprendre sur les Droits de l’Homme ; évolution historique et actuelle et réalisation des Droits de l’Homme dans le monde entier ;
  2. Apprendre par les Droits de l’Homme ; organisation d’apprentissages sur la base des valeurs et des normes des Droits de l’Homme ; (dignité, liberté, égalité etc.)
  3. Apprendre pour les Droits de l’Homme ; transmission et mise en pratique de compétences dont l’Homme a besoin pour s’engager pour la protection et la promotion des Droits de l’Homme.

L’exclusion comme phénomène de la société pluraliste démocratique

Les recherches sur les discriminations montrent que les marginalisations, les essais d’exclusion et la haine ont leur origine dans le fait que chaque société pluraliste fonctionnant en système de majorités politiques, utilise volontiers un certain groupe de sa société comme surface-cible pour des projections négatives ; sont souvent visés des étrangers, des Juifs, des Islamistes, des homosexuels,,, ;  selon le slogan, « les Irlandais ont les cheveux rouges, j’en connais un,, » on définit tout un collectif et on le marginalise globalement. De cette façon des Portugais, des Juifs, des Arabes ou, ou, deviennent des cibles et sont responsabilisés, comme une sorte de « représentant » pour des maux différents.

Mission de l’école

L’école a des moyens et prédispositions pour combattre les préjugés même s’il arrive que le travail d’émancipation d’un enseignant peut être détruit par des remarques irréfléchies d’un autre et que des parents ne collaborent pas et restent indifférents.

Il semble évident que l’homme a besoin d’une sorte de spectre ou de bouc émissaire pour pouvoir identifier dans son image du monde ce qui est bon et ce qui est mauvais; pour les uns les « mauvais » ce sont des demandeurs d’asile, pour d’autres des homosexuels ou une nation étrangère,,; face à ce comportement simpliste, c’est l’éducation qui reste la meilleure arme pour immuniser contre les préjugés et leurs conséquences.

Concernant les faits historiques, les malheurs des Juifs, il semble peu indiqué que les pédagogues jouent trop sur les émotions, par risque de susciter une sorte de saturation chez les jeunes mais les experts conseillent de veiller à présenter des informations précises sur ce qui s’est déroulé.

En dehors de la transmission de connaissances générales et nuancées de l’Histoire et des controverses politico-historiques, le plus important reste l’objectif d’aiguiser les compétences des jeunes pour reconnaître quand racisme et totalitarisme commencent à « germer ».

Identité des apprenants

Dans tout apprentissage, le vécu et l’environnement actuel des jeunes jouent un rôle prépondérant. La comparaison avec sa propre situation ou une éventuelle identification, facilite la compréhension des faits. Il importe donc de cibler le jeune dans sa propre biographie ; d’où vient-il, comment se définit-il, comme Luxembourgeois, comme serbo-croate, comme jeune catholique, musulman, ou juif ??

Dans les histoires de famille de nos jeunes on retrouve souvent les migrations et les redéfinitions d’identité. Le sujet de l’identité fait partie intégrante du travail contre les préjugés et la discrimination surtout parce que des discriminations sont souvent liées aux identités individuelles.

L’identité que les jeunes développent dans leur socialisation dépend de différents facteurs. (Provenance sociale, lieu de naissance, lieu où on a passé son enfance, appartenance religieuse, orientation sexuelle, sexe, famille, couleur de la peau, etc,)

Suite à ces facteurs les jeunes s’identifient avec une communauté. Cette identification peut être totalement autonome ou plus ou moins « dirigée » de l’extérieur.

L’exposition, en passant par la question « qui est Juif » dans la  classe, peut fournir l’occasion de clarifier ce qu’on comprend sous une identité juive mais aussi de prendre en considération les histoires des migrations et d’éventuelles nouvelles définitions d’identité dans le groupe classe.

Histoire du judaïsme

Sans aucun doute une des raisons pour lesquelles ce sont encore et toujours les Juifs qui sont les victimes de marginalisation et d’exclusion, réside dans le fait que l’antijudaïsme représente la plus vieille tradition de forme de rejet et de haine dans l’Histoire. Afin de mieux comprendre comment s’est développé cette attitude antijuive, il est opportun pour l’enseignant de disposer de certaines connaissances de base de l’histoire juive.

  • la première guerre juive : après la révolte des Juifs contre l’occupant romain (66 ap.J.Ch.), c’est 7 ans plus tard que les Romains battaient les Juifs, détruisaient le temple de Jérusalem et chassaient les Juifs dans toutes les directions ;
  • L’essence même de la haine des Chrétiens contre les Juifs réside dans le reproche du meurtre de leur dieu, alors qu’en fait ce n’étaient pas les Juifs mais l’occupant romain qui avait condamné et crucifié Jésus :
  • Ce ne fût qu’en 1965 que le Concile du Vatican II, biffait le reproche du meurtre de dieu de la liturgie et condamnait toute forme d’antisémitisme :

Les Juifs au Moyen-Âge / Comment naissent des clichés

  • Dans les livres d’Histoire on retrouve trop souvent les histoires des pogromes des croisades contre les Juifs et trop rarement les longues périodes de cohabitation paisible ; l’émancipation et la contribution positive des Juifs à l’Histoire européenne sont minimisées et ainsi est suggéré l’image de Juifs poursuivis en continu du Moyen-Âge jusqu’à l’Holocauste. S’en suit une sorte de fatalisme historique comme si une « normalité » de coexistence paisible entre Juifs et autres peuples d’Europe n’avait pas été possible, du moins pas durablement.
  • Cette vision étroite est à l’origine des déformations de la vérité historique, comme par exemple l’image qu’au Moyen-Âge les Juifs vivaient exclusivement dans des ghettos.
  • Dans de nombreux livres d’Histoire on retrouve aussi trop souvent l’image du Juif lié au marché d’argent ; ainsi une illustration montrant un prêteur d’argent catholique et flamand est publiée avec la note «  agent de change juif « ;  il y eut nombre de telles fausses publications et finalement le cliché des Juifs liés uniquement aux métiers d’argent était installé et des auteurs voyaient même des Juifs où il n’y en avait pas.
  • Du moment que se rajoutait le fait que simultanément on interdisait aux Chrétiens de prélever des intérêts et aux Juifs d’exercer certains métiers (surtout dans l’artisanat), c’est évident que le créneau restant aux Juifs était en grande partie celui de l’argent ; cette évolution conduisait aux pogromes connus : «  Si de nombreux habitants d’une ville devaient de l’argent à des concitoyens juifs la jalousie et la haine n’étaient pas loin et il devînt coutume de « liquider » ses dettes en tuant le créancier. » (« Rückspiegel », livre d’Histoire allemand/1995).  Au Larousse du « Brockhaus » (2004) on retrouve cette même logique dans un alinéa sur les Juifs au Moyen-Âge : « L’endettement de beaucoup de citoyens aggravait les aversions déjà existantes qui culminaient régulièrement dans des poursuites meurtrières des Juifs. » L’interdiction mentionnée de prélèvement d’intérêts par les Chrétiens ne fut pas respectée y inclus par l’Eglise même ; ce ne fut donc pas le cas que tous les créanciers étaient juifs ou que tous les Juifs étaient des créanciers, mais la plupart des Juifs travaillait dans le « petit commerce ». (Sur les occupations professionnelles des Juifs et leurs positions au niveau social vers la fin du Moyen-Âge et au delà, on peut aussi consulter judengasse.de).
  • La force de l’influence de tout stéréotype réside dans la simplicité de son schéma explicatif. D’abord, pour justifier les attaques contre les juifs il y eut le cliché des usuriers et de leur agiotage, plus tard étant mal à l’aise à cause des brutalités commises, on les condamnait mais on les expliquait en prétendant que les Juifs avaient été contraints à ces marchandages.
  • L’antijudaïsme désigne l’animosité religieuse, chrétienne qu’on retrouve encore en partie dans les formes actuelles de l’antisémitisme. Des théories de complot, subsistant encore de nos jours sous différentes formes, ont joué un rôle important. Les Juifs auraient un pacte avec l’ennemi étranger et à défaut avec le diable, – l’antéchrist-. Des motifs politico-économiques s’ajoutaient bientôt à ceux plus religieux pour la poursuite des Juifs.
  • La révolte des Cosaques (1648) où ces derniers ont, avec l’aide de paysans ukrainiens, causé de lourdes pertes aux troupes polonaises, est à l’origine d’attaques massives et violentes contre les Juifs de l’Europe de l’Est ; les Juifs au service des magnats polonais comme gouvernants, locataires, aubergistes, collecteurs d’impôt ou vivant comme commerçants dans les villes, étaient considérés comme représentants de la noblesse dirigeante polonaise, par les paysans et citadins ukrainiens.

Des préjugés tenaces

Des préjugés tels «  Les Juifs ont trop d’influence dans les marchés mondiaux de la Finance » datent de la fin du Moyen-Âge ; (selon un sondage de la « Anti-Defamation League » 25% des Allemands y croyaient encore en mai 2007).

Un des préjugés antisémites courants est celui du « Juif riche ». Des théoriciens antisémites du 19me siècle en passant par Hitler jusqu’aux aux adeptes de l’extrême-droite d’aujourd’hui on retrouve dans la propagande antisémite le stéréotype de la domination de l’économie par les Juifs.

La population juive était occupée dans beaucoup plus de métiers qu’on ne le pensait.

Dans la République de Weimar, ce n’était que dans quelques professions que les Juifs étaient surreprésentés, comme dans le commerce de bétail, dans la branche des vêtements et des chaussures ou encore dans le commerce  de métal et de l’électricité. La crise économique mondiale de 1929 touchait à degré égal les Juifs et les Non-Juifs. Une des conséquences en était que beaucoup de Juifs quittaient leurs emplois dans les banques. Ainsi le taux d’occupation juive dans les banques et à la Bourse diminuait de 21,9% en 1882 à 3,8% en 1925 pour finir à 2% en 1933. Des affirmations contraires faisaient partie de la propagande antisémite  et jusqu’aujourd’hui on retrouve des citoyens de croyance juive dans tous les domaines professionnels.

L’émancipation des Juifs en Europe.

Cette émancipation comprend le processus qui, lors de la  transition de la société agraire vers celle de l’industrie, visait l’intégration juridique et sociale des Juifs.

Des débats émancipateurs dans la communauté juive mais aussi entre les différentes religions eurent lieu et on revendiquait la séparation de l’Etat et de l’Eglise et l’égalité des communautés religieuses. Ce mouvement de réforme touchait tous les centres de l’émancipation européenne et s’unissait de Varsovie à Florence et de Lisbonne à Stockholm. John Locke postulait : « Ni païens, ni Musulmans, ni Juifs ne devraient être exclus des droits de citoyen à cause de leur religion. » Cependant, le passage de groupe religieux marginal et exclu vers un groupe intégré avec les mêmes droits et devoirs, présentait des parcours en zigzag dans tous les pays européens. Dès 1781 les premières lois de tolérance pour les Juifs apparurent  dans la monarchie autrichienne des Habsbourg. Suite à la Révolution Française on accordait  pour la première fois des droits égaux aux Juifs et en Prusse la réforme de 1812 reconnaissait les Juifs comme citoyens. Néanmoins, le Romantisme avec ses idées sociétales anti-émancipatoires et nationalistes ravivait  des préjugés contre les Juifs et en 1819 il y eut des excès violents antijuifs. Autour de 1840 les Libéraux, partisans de l’émancipation, gagnaient en force politique et ainsi les droits civils pour les Juifs devenaient une priorité dans les révolutions européennes de 1848. Dans l’Assemblée Nationale de Francfort, au Danemark, en Angleterre et en Italie l’égalité des Juifs fut décidée. Après de nouveaux revers, l’émancipation des Juifs fut seulement officiellement reconnue  en 1871 dans la Constitution du nouvel Empire Allemand. Malheureusement dès 1879 un nouveau mouvement antisémite se formait en Allemagne pour propager son antijudaïsme en Europe. Pour la France le pamphlet antisémite  « La France juive » de Drumont témoigne de la recrudescence de l’antisémitisme.

Différents facteurs dont les pogromes en Europe de l’Est, l’extrême pauvreté des Juifs qui y vivaient, le procès Dreyfus en France ont amené le publiciste viennois Théodore Herzl à évoquer dans son livre  «  Der Judenstaat » l’idée d’une patrie nationale juive.

En 1897 c’était à Bâle que siégeait le premier congrès sioniste. Le sionisme se voyait comme réponse juive au refus de l’émancipation des Juifs dans de nombreux pays européens. Le sionisme était divisé en différentes tendances religieuses et culturelles et, vu les pogromes et excès antisémites en Europe de l’Est, il y était plus ancré qu’à l’Ouest (ce qui allait changer après l’Holocauste).

Même s’ils n’émigraient pas en Palestine/Israël, de nombreux Juifs établissaient un  lien émotionnel avec ce pays qui leur donnait le sentiment de pouvoir y trouver refuge en cas de besoin. D’ailleurs, suite à la prise d’otage meurtrière du supermarché juif à Paris en janvier 2015, il y eut des émigrations de Juifs français.

En route vers l’Holocauste

Comme cité ci-devant, malgré tous les mouvements d’émancipation, l’Europe avait vu ressurgir à la fin du 19me siècle de fortes tendances antisémites. Selon de nombreux historiens, ce fut dans la première guerre mondiale que tombait le restant des mécanismes de protection contre l’antisémitisme. En Allemagne c’est la défaite honteuse qui en amène beaucoup à considérer les Juifs comme bouc émissaire. Ils seraient une des causes de la défaite et empêcheraient la remontée de l’Allemagne. Après la défaite au front de l’Ouest, des nationalistes allemands semaient la rumeur que des traîtres tels les Juifs et les socialistes auraient poignardé l’Allemagne dans le dos.

L’échec attisait davantage la haine des Juifs chez Adolf Hitler et dès 1919 il fit entendre que l’Allemagne ne pourrait être sauvée que si les Juifs étaient « écartés ».

Au début des années 1920, il était convaincu que l’Histoire était un combat éternel entre différentes races et que l’Allemagne devrait bientôt mener une nouvelle guerre pour détruire l’Union Soviétique et les Juifs qui la soutiendraient.

L’amertume après la première guerre mondiale et un certain nombre de crises allemandes (avec e.a. l’hyperinflation de 1928) auxquelles s’ajoutait la radicalisation sous Hitler faisaient que ces idées de haine puissent trouver écho et permettre l’instauration d’un programme systématique d’extermination des Juifs.

L’Holocauste

Souvent l’Holocauste est thématisé, sa singularité en arrière-fond, comme extermination systématique, bureaucratisée et industrialisée, portée néanmoins par un ressentiment irrationnel ; cependant on peut aussi le considérer comme partie de l’histoire et de la présence de l’antisémitisme en Europe.

L’Holocauste, cette « honte de la civilisation », est bien sûr issu du Troisième Reich et s’est réalisé dans le cadre de cette guerre dévastatrice national-socialiste, mais il y avait en même temps une collaboration active ou l’indifférence de nombreux autres Etats et sociétés. Il existait comme une sorte « d’entente des peuples » dans l’exclusion et la poursuite des voisins juifs. L’antisémitisme était – déjà dans la République de Weimar –  un phénomène quotidien et faisait partie, dans de nombreux pays d’Europe, de l’esprit d’alors. La question des différentes nuances de l’antisémitisme dans les divers pays européens et la question dans quelle mesure l’Holocauste a modifié l’antisémitisme restent d’actualité.

L’après-guerre

Significatif pour la portée de l’antisémitisme dans différents pays : après 1945 près de 50000 survivants juifs ne purent rentrer vers l’Europe de l’Est vu que leurs communes étaient détruites mais aussi à cause de l’antisémitisme qui y régnait. Ils séjournaient donc dans des camps spécialement aménagés dans des casernes,  hôpitaux, sanatoriums, écoles, cités ouvrières etc., camps dont le dernier resta ouvert jusqu’en 1957. La population allemande se montra pleine de préjugés pour les occupants de ces camps. C’était un mélange des suites de la propagande  nazie contre les « Untermenschen »,(sous-hommes) de xénophobie et de rejet de responsabilité vis-à-vis des victimes de la dictature nazie.

Beaucoup de concernés décrivent le retour à la « normalité » comme une période marquée par le retour de souvenirs traumatiques et leur refoulement, mais aussi par une sorte de fossé entre les survivants et leur entourage qui ne partageait pas cette expérience indescriptible.

Aussi beaucoup de revenants rencontraient des ressentiments et des portes se fermaient, surtout s’ils essayaient de récupérer leurs biens confisqués. Dans l’après-guerre avec les problèmes de reconstruction, les rivalités dans les redistributions de biens et les querelles pour le pouvoir,  une sorte d’antisémitisme d’après-guerre s’est manifesté. Ce n’est que peu à peu que des survivants eurent plus de poids et d’écoute et commençaient à transmettre leurs expériences dans les écoles ou par  des textes ; dans le cadre d’un processus de changement de mentalité historique il y eut une reconnaissance publique plus large pour les peines des survivants et le souvenir des morts.

L’antisémitisme et ses formes d’apparition actuelles

L’antisémitisme est une notion sous laquelle on entend des attitudes et des propos qui attaquent les Juifs en tant que Juifs et sont basés sur des préjugés et des hypothèses stéréotypes. Les animosités contre les Juifs ont une longue tradition et se manifestaient dans des époques différentes avec des intensités changeantes.

Selon les raisons ou les contextes on parlait d’antisémitisme antique, chrétien, nationaliste ou racial.

Afin de pouvoir différencier les formes actuelles de l’antisémitisme il est conseillé de

distinguer quatre phénomènes :

  • l’antijudaïsme chrétien : ici c’est le christianisme qui rejette le judaïsme qui l’a cependant précédé ;
  • l’antisémitisme racial ; il apparut au 19me siècle et ce n’était plus par leur religion que les Juifs étaient définis mais en tant que peuple, nation ou race ; cette forme d’antisémitisme est une idéologie qui responsabilise les Juifs pour tous les problèmes sociaux, politiques et culturels de l’aire moderne ; du temps des nazis l’antisémitisme racial devenait doctrine d’Etat et aboutissait dans la SHOAH, l’extermination des Juifs de l’Europe entière.
  • Depuis 1945 on parle d’une nouvelle forme dite antisémitisme secondaire ; ce n’est plus malgré Auschwitz mais à cause d’Auschwitz que la haine frappe les Juifs ; cet antijudaïsme réagit à l’extermination en la niant ou en culpabilisant les Juifs, donc en transformant les victimes en coupables. On impute aux Juifs de profiter de l’Holocauste pour s’enrichir aux dépens des Allemands non-juifs. Cet antisémitisme secondaire provient des sentiments de refoulement de la culpabilité et de la honte et se dirige contre les payements de dédommagement et de réparation. La négation de la SHOAH en est la forme la plus extrême.
  • L’antisionisme, quatrième catégorie, comprend des harcèlements religieux et politiques, dirigés contre le mouvement national juif – le sionisme – et contre l’Etat d’Israël. Cependant, des propos antisionistes ne sont pas forcément antisémites. Les critiques de la politique d’Israël et du sionisme peuvent être qualifiées d’antisémites si elles se basent sur des préjugés contre les Juifs ou incitent à la haine. Parfois aussi des tendances antisémites se retrouvent dans l’antisionisme quand Israël et d’autres Etats sont critiqués avec deux poids et mesures. L’antisionisme se manifesta en 1948 (après la fondation d’Israël) tout d’abord dans les pays socialistes de l’Europe de l’Est où il y eut des campagnes antijuives, des poursuites et des procès-spectacles. Dans les Etats arabes, où les Juifs étaient souvent des citoyens de seconde classe, c’est surtout le conflit du Proche-Orient qui a accéléré la prolifération de stéréotypes antisémites venant de l’Europe.

L’antisémitisme dans l’extrême-droite

L’hostilité contre les Juifs est bien ancrée dans l’extrême-droite et s’y retrouve par tous les temps dans tous les courants de cette orientation politique. De nos jours elle unit ainsi des groupes néo-nazis et conditionne même des liens entre des mouvements d’extrême-droite et les Islamistes. L’antisémitisme d’extrême-droite se manifeste par différentes actions : propagande, délits d’injures, incitation à la haine, vandalisme et profanations sur des cimetières,  incendies, mais aussi violences ou assassinats.

Le conflit du Proche-Orient, la critique contre Israël et l’antisémitisme

Si une certaine hostilité à l’encontre des Juifs n’arrête pas de s’embraser, le conflit du Proche-Orient en est sans aucun doute une des raisons.

Ce conflit perdure depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, moment où les Palestiniens ont quand-même rejeté et la création parallèle d’un Etat palestinien et la reconnaissance de l’Etat d’Israël.

Après des décennies pleines de violence ce conflit n’est toujours pas résolu. Régulièrement il y a des affrontements guerriers, (le dernier en été 2014) et de nombreuses négociations de paix n’ont amené que des périodes d’accalmie temporaires. Des points cruciaux restent la construction de colonies par les Israéliens, le tracé des frontières entre Israël et les territoires palestiniens et la création d’un Etat indépendant palestinien. Apparemment des deux côtés, les « hardliners » réussissent toujours à empêcher une solution de paix durable dans la région. Dans ce contexte un rôle important revient du côté palestinien au conflit entre le mouvement islamiste radical du Hamas et le Fatah plus modéré autour du président Abbas et du côté israélien aux oppositions entre les Juifs ultra-orthodoxes, national-religieux et laïcs ainsi qu’à la politique agressive de l’installation de colonies juives.

En tout cas, en raison de la complexité de ce conflit,  pour les enseignants une approche nuancée des causes et du déroulement est recommandée.

Il est évident que la critique souvent justifiée de la politique d’Israël va de pair avec des propos antisémites généralisés. Lors de la conférence précitée des Nations Unies au sujet de l’antisémitisme, Ban-Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU le résumait de la façon suivante : «  Le désaccord avec la politique d’Israël ne peut pas être une excuse pour des attaques antisémites. »

Il y a  toujours des discussions si et sous quelle forme la critique dirigée contre Israël est légitime et à quel moment elle devient antisémite. A regarder de plus près des propos publics, l’on constate que régulièrement les médias formulent des critiques des gouvernements israélites sans qu’on puisse reprocher de l’antijudaïsme à ces commentaires. Mais cela n’exclue pas que d’aucuns, sachant que les autorités des démocraties sanctionnent l’antisémitisme ouvert, profitent des discours sur le Proche-Orient pour harceler les Juifs sans devoir se positionner comme antisémite. Les débats politiques et scientifiques des dernières années ont fait surgir des critères pour distinguer la critique objective de la politique d’Israël et les propos antisémites. L’antisémitisme se révèle par les caractéristiques suivantes :

  1. La vision du Juif comme coupable collectif ; on ignore et la distinction entre Israéliens et Juifs, et les oppositions manifestes entre les Juifs eux-mêmes ( en Israël et ailleurs) par rapport aux décisions de leurs gouvernements.
  2. Des stéréotypes antisémites traditionnels ; l’image du Juif revanchiste et arrogant qui croit son peuple supérieur aux autres et le complot mondial juif font partie de ce répertoire.
  3. Une représentation en noir et blanc du conflit du Proche-Orient. Souvent le conflit complexe est réduit au schéma simpliste agresseur-victime et la part de responsabilité revenant aux extrémistes palestiniens est minimisée.
  4. L’application de deux poids et mesures ; les critiques antisémites appliquent d’autres critères pour juger les actions des gouvernements israéliens que pour celles d’institutions palestiniennes ou d’autres dirigeants d’Etats.
  5. L’inversion coupable-victime ; la critique antisémite envers Israël se révèle un essai de gérer un sentiment de culpabilité dû à l’Holocauste ; dans aucun autre conflit on ne retrouve autant de comparaisons ou d’allusions par rapport à l’Allemagne nazie. On observe une projection de l’Histoire allemande dans le Proche-Orient. Les descendants des victimes des nazis sont vus comme les coupables d’aujourd’hui et cela remettrait en équilibre une sorte de bilan historique. Pour une critique objective la question suivante s’impose : Qui a fait quoi, quand, où et comment ?

Conflit du Proche-Orient et antisémitisme dans la société d’immigration

Le conflit du Proche-Orient polarise l’opinion publique dans tous les pays ; avec les montées des violences en Israël et en Palestine on vit apparaître en Europe (surtout en France et en Allemagne) toujours plus de harcèlements verbaux et physiques contre des Juifs ou leurs institutions ; on avait connu ce phénomène déjà suite aux guerres en Afghanistan, en Irak et au Liban ; vu leur très forte identification en tant qu’Arabes et/ou Musulmans, beaucoup de jeunes immigrants issus de familles arabes se sentent directement et personnellement concernés. Le repli sur la religion ou le pays d’origine comme source d’identité individuelle et collective augmente dans la mesure où les jeunes ne se sentent pas acceptés dans leur nouvelle patrie européenne. Nombreux sont ceux qui vivent dans la précarité dans le nouveau pays et dans la gestion de leurs sentiments d’infériorité les méfiances et les préjugés par rapport aux Juifs réapparaissent très vite. A nouveau les Juifs deviennent les boucs émissaires. Ainsi des jeunes Européens et les jeunes des familles immigrées musulmanes partagent des ressentiments antisémites par exemple dans leurs propos que les sociétés européennes se plieraient à un chantage de la communauté juive à cause de leurs sentiments de culpabilité.

L’antisémitisme chez les jeunes

Que faire si l’injure « sale Juif « revient à la mode ? Si des jeunes parlent d’un complot mondial judéo-américain ? Si un jeune immigré d’origine arabe estime que les Juifs feraient aux Palestiniens ce qu’on leur avait fait dans l’Holocauste ?

Au vu de l’Histoire de la poursuite et de l’extermination des Juifs européens une sensibilité particulière est indiquée si des attitudes, propos ou actions ciblent les Juifs. La responsabilité pour la sécurité des Juifs et pour une culture politique saine nous interdit de tolérer tout simplement des propos antisémites. Une réaction pédagogique réside dans le dialogue. Tout d’abord il faut une écoute nuancée des propos des jeunes.

  • C’est assez rare que des propos et arguments antisémites stéréotypes soient des éléments de visions politiques consistantes du monde, faisant partie d’une idéologie nationaliste et d’extrême-droite ou dune approche d’un islamisme politique. Si cependant on note une orientation politique très claire, le travail éducatif doit aborder de manière plus complexe le discours sur les bases principales des orientations idéologiques et politiques.
  • Des nuances de fierté nationale et les convictions sur des théories de complot mènent clairement vers des argumentations antisémites. Ici des offres fondamentales de formation politique s’imposent dans des discussions sur e.a. les identifications nationales, les idées sur les sociétés et les communautés, l’Histoire politique, les lectures diverses du conflit du Proche-Orient, le rôle des Etats-Unis d’Amérique dans le monde, la globalisation etc.
  • Souvent avec l’emploi de certains stéréotypes ou de propos antisémites, part les jeunes veulent plutôt provoquer les enseignants qu’exprimer un antisémitisme consistant ; tout en considérant cela on ne peut ignorer le contenu des propos ; des propos antisémites ne sont jamais quelconques.
  • L’emploi du mot « Juif » en tant qu’injure ne doit pas nécessairement cibler les Juifs, mais cela reste lourd de conséquences en contribuant à une connotation négative du judaïsme.
  • Les jeunes sont nombreux à supposer une différence entre « eux » et les « Juifs ». Les images complexes qu’on a sur soi et sur l’autre, imposent au travail éducatif de créer les conditions pour développer un regard réfléchi sur les dessous des processus nationalistes, ethniques et religieux dans la construction d’une identité collective. Dans ce travail pédagogique il importe de faire comprendre aux jeunes que les appartenances nationales et religieuses peuvent être choisies et résiliées.

Nous ne devrions pas  généraliser en condamnant moralement des propos antisémites, mais veiller à des réponses nuancées pour convaincre les jeunes qu’il n’existe pas de justifications pour l’antisémitisme.

Un nouvel ennemi : L’Islam

Peut-on parler de l’ironie du destin, si les nombreux actes de barbarie des extrémistes islamistes font vivre aux Musulmans en Europe le phénomène d’exclusion qu’ont connu les Juifs avant eux ; sans aucune différenciation l’Islam devient la cible de harcèlements et tous les Musulmans sont suspectés. En décembre 2014 le mouvement  PEGIDA (patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) se constitue à Dresde en Allemagne et trouve des milliers de sympathisants dans beaucoup de villes ; très vite se propagent, de la part de citoyens européens, des propos pleins de haine contre les Musulmans, propos qui rappellent ceux ciblant les Juifs il y a 80 ans.

A nouveau de subtils manipulateurs prêtent de mauvaises intentions à une communauté religieuse entière et parviennent à influencer la perception, les sentiments et les actes de beaucoup de citoyens. Une réalité très complexe est réduite à une vision bipolaire qui construit de façon schématique un « nous » et un «les autres ». L’image de l’Islam ennemi n’est pas nouvelle ; ses racines historiques remontent au 8me siècle quand l’expansion islamiste faisait naître en Europe l’image de l’Islam comme religion de l’épée.

Le prophète Mahomet, fondateur de l’islamisme devint l’antéchrist, figure diabolique qu’on retrouve dans toute sortes de polémiques.

De nos temps, les attentats du 11.septembre 2001, l’assassinat du régisseur néerlandais Van Gogh (2004), les attentats meurtriers de Londres et de Madrid, la proclamation de l’Etat Islamiste, des exécutions répétées de journalistes ou de membres d’ONG et dernièrement en janvier 2015 les crimes dans la rédaction du journal satirique « Charlie-Hebdo » et dans un supermarché juif ont mis et remettent l’Islam dans le focus des débats médiatiques et publics.

A l’Occident avec toutes ses prouesses et conquêtes on oppose l’Islam qualifié comme rétrograde, irrationnel et violent. En dénigrant les Musulmans, « les autres », nous valorisons, en tant qu’identité, notre propre groupe : « nous » sommes  supérieurs.

Souvent tout acte condamnable d’un Musulman ou d’une personne perçue comme tel est imputé à sa religion tandis que pour l’Européen baptisé on accepte que son identité, en tant qu’individu, ne soit pas uniquement tributaire de son appartenance au catholicisme, protestantisme ou judaïsme.

Les argumentations avec des citations du Coran suggèrent en plus que l’Islam est une religion monolithique qui n’aurait, depuis 1400 ans, pas connu d’évolution tandis que « nous » avons connu le siècle des lumières et sommes arrivés dans les temps modernes. Une caractéristique de l’islamophobie est l’imagination d’une domination imminente des Musulmans dans nos sociétés, la crainte donc d’une emprise étrangère, (« Überfremdung ») alors que les Musulmans ne représentent que 6% des habitants de l’Europe. La revendication que les Musulmans adhèrent à nos cultures démocratiques et au concept d’un Etat de droit, implique que, de par leur nature, ils sont des citoyens sans loyauté.

De ces présumés adversaires, des articles et des photos dans les journaux politiques créent des images à forte teneur idéologique.

La responsabilité des parents et pédagogues

Les considérations qui précèdent montrent que dans la construction de phobies et la désignation d’adversaires, des facteurs divers à la fois sociaux, culturels et psychologiques jouent un rôle. Ce n’est pas sans raison que Nelson Mandela a affirmé que l’éducation est le plus important instrument contre la montée d’exclusions et de violences. Les parents, les pédagogues et les écoles ont donc une responsabilité particulière quand il s’agit d’offrir aux jeunes, en travaillant sur notre passé, les pistes d’orientation pour une compréhension nuancée d’un quotidien complexe et pour le développement des moyens d’actions pour créer un avenir, avant tout, humain.

Sources:

Antisemitismus in Geschichte und Gegenwart ( Zentrum für Antisemitismusforschung / tu.berlin)

Robert Hoeniger : «  Zur Geschichte der Juden Deutschlands im frühen Mittelalter «  in Zeitschrift für die Geschichte der Juden

Wolfgang Borchert/Reinhardt Möllner, Jüdisches Leben in christlicher Umwelt, -Cornelsen Berlin 1991

Jakob Katz : Aus dem Ghetto in die bürgerliche Gesellschaft (Frankfurt a.M. 1986)

Albert Scherr/Barbara Schäuble : «  Ich habe nichts gegen Juden, aber.. » (Berlin 2006)

Feindbild Islam oder Dialog der Kulturen ; (Hrsg. Jochen Hippler, Andrea Lueg, Hamburg)

Antisemitismus und radikaler Islamismus (Hrsg. W.Benz,J.Wetzel, Essen 2007)

Woher kommt Judenhass ? Was kann man dagegen tun ? (Verlag an der Ruhr)

Les liens suivants offrent des détails supplémentaires pour un approfondissement dans les cours:

www.antidiskriminierung.org

www.compactmemory.de

www.juedischesmuseum.de

www.lernen-aus-der-geschichte.de

www.menschenrechte-in-der-schule.de

www.projekte-gegen-antisemitismus.de

www.schule-ohne-rassismus.org

Contact:

Musée national de la Résistance – +352   54 84 72

www.musee-resistance.lu  –  www.facebook.com/MuseeResistance  –  musee@villeesch.lu

MemoShoah asbl –  Co-présidents : Claude Marx 621 279 541,

Jim Goerres 621 736 738 et Jeannot Aach 621 256 796

www.memoshoah.lu  –  info@memoshoah.lu

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